L'association "KADIRAT" appelle le gouvernement à appliquer le protocole de Maputo

L'association "KADIRAT" appelle le gouvernement à appliquer le protocole de Maputo

L'association "KADIRAT" appelle  le gouvernement  à appliquer le protocole de Maputo
L'association "KADIRAT" a lancé, aujourd'hui, samedi, un guide pour exhorter le gouvernement tunisien à réviser sa législation pour qu'elle soit en harmonie avec les dispositions du Protocole à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples relatif aux droits de la femme en Afrique " Maputo" ratifié par la Tunisie en vertu de la organique n°33 de 2018 en date du 6 juin 2018. Présenté lors d'une rencontre régionale d'appui aux capacités du réseau des ONG en Afrique du Nord, qui s'est tenu dans la capitale sur le thème "Mécanismes de pression sur les gouvernements pour mettre en œuvre les conventions internationales", ce guide vise à simplifier les dispositions du Protocole de Maputo et faciliter le recours à ce document devant la justice et les autorités concernées. Il s'agit, aussi, de souligner ses avantages et la manière dont il traite les droits des femmes et de comparer ses acquis avec les lois tunisiennes en vigueur, a déclaré l'experte en droit public, Hafidha Chkir qui a élaboré ce guide.
Elle a fait savoir que toutes les lois tunisiennes conformes aux dispositions du Protocole ont été inventoriées dans ce document qui a fait la lumière sur les droits négligés par la loi tunisienne.
Elle a, à cet égard, évoqué les mauvais traitements, le fanatisme et le droit de la femme de vivre en paix ainsi que la protection des femmes dans les conflits armés et leur droit à la sécurité alimentaire et à vivre dans un environnement culturel positif.
Pour sa part, la présidente de l'Association Kadirat, Samia Melki Fessi a souligné que la ratification par la Tunisie de ce protocole signifie que ce dernier occupe un rang juridique supérieur aux lois tunisiennes, conformément à l'article 20 de la Constitution tunisienne.
La présidente de l'association a souligné que la non-application par le gouvernement tunisien de toutes les lois nationales et des dispositions des traités internationaux garantissant les droits des femmes pousserait les associations de la société civile à porter plainte contre lui.
Elle a souligné que cette réunion régionale, à laquelle participent des expertes du Maroc, d'Algérie, d'Egypte et de Libye, représente une opportunité de faire pression sur les gouvernements des pays arabes pour qu'ils mettent en œuvre les traités internationaux relatifs aux droits des femmes, dont les plus importants sont la Convention des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) et le Protocole de Maputo.
Créée en 2014, l'association KADIRAT qui oeuvre à défendre les droits des femmes, a rejoint en mars 2020 le réseau des ONG féminines soutenu par les Nations Unies.


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