Inscription de l’Ile de Djerba au patrimoine mondial : Sauver les mosquées est la priorité !

Inscription de l’Ile de Djerba au patrimoine mondial : Sauver les mosquées est la priorité !

Inscription de l’Ile de Djerba au patrimoine mondial : Sauver les mosquées est la priorité !
Lors d'une conférence de presse qui a eu lieu hier soir, dimanche 12 Juillet, au siège de l'Association pour la sauvegarde de l'île de Djerba (ASSIDJE), le président de la commission, Mongi Bourgou a indiqué avoir reçu février dernier, une réponse favorable concernant le dossier d'inscription de l'Ile de Djerba sur la liste du patrimoine universel, déposé fin janvier dernier au siège de l'UNESCO.

Cette approbation a été formulée sous la condition d'effectuer des modifications dans certains aspects que l'organisation des Nations Unies trouve incomplets, notamment en ce qui concerne la protection des mosquées, ces lieux cultes datant de plusieurs siècles qui présentent l’apparence de l’harmonie des édifices religieux de l’île, mais de tout le patrimoine architectural ancien de Tunisie.

L’île de Djerba contient près de 360 mosquées, des mosquées rupestres, mosquées hors sol, mosquées souterraines, mosquées citadelles, mosquées écoles. La plupart sont des mosquées Ibadites, des mosquées que l’on ne peut trouver que sur cette île, ainsi que des mosquées souterraines, Sadwîkish, qui daterait du XIe siècle.

Pour aboutir à cela, la commission scientifique et technique chargée d'inscrire l'Ile de Djerba au patrimoine mondial entamera quant à elle l'étape de l'élaboration d'un plan de gestion et de protection pour ce bien culturel, prévu d'être intégré au patrimoine mondial, en attribuant une plus large participation à tous les principaux acteurs parmi la société civile, les municipalités et les administrations.

La commission lancera sur la base des observations de l'organisation, une large opération participative regroupant les habitants de la ville de Djerba, le pouvoir local ainsi que plusieurs parties qui seront invités, lundi 13 Juillet, à un atelier de travail, à Djerba.

Cet atelier sera axé sur l'élaboration d'un plan de gestion des biens culturels qui s'étale sur 10 ans et qui définit la vision de l'action et de la protection.