Environnement : Vers la mise en œuvre d’un projet pilote visant à lutter contre la pollution plastique à Djerba

Environnement : projet pilote contre la pollution plastique à Djerba

la Tunisie est le 4e consommateur de produits en plastique par habitant dans la région méditerranée.

Environnement :  projet pilote contre la pollution plastique à Djerba
Selon un rapport du Fonds mondial pour la Nature (WWF), publié en 2019, la Tunisie est le 4e consommateur de produits en plastique par habitant dans la région méditerranée. Selon ce rapport, l’économie tunisienne perd environ 20 millions de dollars par an en raison de la pollution plastique "Djerba sans produits plastiques à usage unique", est un projet pilote que les ministères du Tourisme et de l’Environnement envisagent de mettre en œuvre dans un premier temps, à Djerba, pour le généraliser ensuite, aux autres régions.
La décision d'élaborer une vision pour la réalisation de ce projet a été prise lors d’une séance de travail conjointe tenue, hier mercredi, entre les deux départements.
Cette séance tenue entre le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mohamed Moez Belhassine et la ministre de l’environnement, Leila Chikhaoui, a été consacrée à l’examen des meilleures solutions pour améliorer la situation environnementale dans toutes les régions du pays et en particulier dans les régions touristiques et pour améliorer la gestion du domaine public maritime et préserver le littoral.
En effet, selon un rapport du Fonds mondial pour la Nature (WWF), publié en 2019, la Tunisie est le 4e consommateur de produits en plastique par habitant dans la région méditerranée.
Selon ce rapport, l’économie tunisienne perd environ 20 millions de dollars par an en raison de la pollution plastique. Ces déchets affectent surtout les secteurs du tourisme, de la navigation et de la pêche. La Tunisie laisse 0,8 million de tonnes de déchets plastiques dans la nature, soit 20% de la totalité des déchets plastiques jetés dans la nature en Méditerranée.
Bien que des mesures aient été prises pour réglementer l’import et l’export des produits en plastique et qu’une nouvelle loi interdisant l’utilisation des sacs en plastique ait été émise, le pays reste confronté à de graves problèmes environnementaux, économiques et sanitaires dus à un secteur non réglementé et aucune évolution concrète n’a été constatée même après la publication du Décret gouvernemental n° 2020-32 du 16 janvier 2020, fixant les types de sacs en plastique dont la production, l'importation, la distribution et la détention sont interdites sur le marché intérieur.
Ces sacs en plastique, souvent à usage unique, demeurent disponibles dans les grandes surfaces et les commerces, mais aussi jetés un peu partout, comme tant d'autres déchets en plastique jetés en pleine nature.
// Renforcer la sensibilisation et le contrôle environnementaux
Lors de cette séance, il a également été décidé de promouvoir davantage le programme de " Mécénat vert " et de rétablir l’octroi de l’écolabel international " Le pavillon bleu " qui récompense et valorise les gestionnaires des plages et ports de plaisance pour leurs efforts en matière de protection de l’environnement.
Les deux ministres se sont également mis d’accord pour lancer des campagnes exceptionnelles de nettoyage dans les différents régions, notamment touristiques, en mettant l’accent sur les " points noirs ", intensifier les campagnes de sensibilisation et de contrôle environnemental et émettre une circulaire commune entre tous les départements concernés en matière de contrôle environnemental et d’hygiène.
Ils ont, par ailleurs, convenu de poursuivre la coordination pour une meilleure efficacité des interventions en matière de protection de l’environnement et de mettre à jour les textes juridiques relatifs à l’exploitation du domaine public maritime de concert avec toutes les ministères et les structures concernés.
A cette occasion, le ministre du Tourisme et de l’Artisanat a souligné que la protection de l’environnement et la propreté constituent des facteurs importants d’attraction touristique et des critères essentiels d’évaluation des destinations touristiques, appelant à mettre en place une vision stratégique et des solutions urgentes et applicables pour améliorer la situation environnementale, tout en évitant le recours aux décharges anarchiques.
Le ministre a également relevé la nécessité d’éviter les raccordements anarchiques des canaux d’évacuation sanitaire aux oueds et aux plages, soulignant l’importance de trouver un équilibre entre l’aspect économique et la protection de l’environnement et la préservation du littoral.
De son côté, la ministre de l’environnement, Leila Chikhaoui a rappelé qu’un environnement sain est le droit de tous les tunisiens, affirmant que son département œuvrera à accélérer la mise en place de mesures urgentes visant à améliorer la situation environnementale et à coopérer avec les autres ministères et structures concernés pour mettre fin à toutes les formes de pollution environnementale.