Une pétition supportant la constitution de 2014 et rejetant le renversement de son contenu

Une pétition supportant la constitution de 2014 et rejetant le renversement de son contenu

Une pétition supportant la constitution de 2014 et rejetant le renversement de son contenu
Un nombre d'hommes politiques, d'activistes de la société civile et d'avocats ont exprimé, dans une pétition qu'ils ont publiée sur leurs pages Facebook, leur adhésion à la constitution de 2014, qui a été l'aboutissement de la révolution tunisienne et l'incarnation des aspirations des Tunisiens pour la liberté, la dignité, la démocratie, la citoyenneté et l'État de droit. Ils ont aussi exprimé leur refus de toute tentative visant à renverser le contenu de la constitution.

Cette pétition fait suite aux déclarations du conseiller présidentiel auprès de l'agence de presse internationale Reuters et Sky News Arabia, dans lesquelles il annonçait l'intention du président "d'annuler la constitution" et de "nommer un gouvernement" et de "désigner un comité pour rédiger une nouvelle constitution qui peut être soumise à un référendum populaire.

En effet, ke président de la République, Kais Saied a affirmé « qu'il respecte la Constitution et qu'il travaille dans le cadre de la légitimité », mais il n'a pas exclu d'apporter des amendements au texte de la Constitution.

« Je respecte pleinement la Constitution, mais des amendements peuvent être apportés au texte », a-t-il souligné, lors de son déplacement, samedi soir, à l'avenue Bourguiba à Tunis.

Dans une déclaration rapportée par Sky News et la télévision nationale, Saied a indiqué que « les constitutions ne sont pas éternelles et que des amendements peuvent y être opérés pour répondre aux aspirations du peuple tunisien, car la souveraineté est pour le peuple ».

Les signataires de la pétition ont également estimé que ces déclarations représentaient une violation de la Constitution, que le Président avait déjà initiée le 25 juillet à travers les « mesures exceptionnelles » qu'il a pris en dehors de ce qui est requis par l'article 80 de la Constitution.

Ces mesures avaient alerté d'éminents professeurs en droit constitutionnel, des militants de la société civile, des intellectuels, des politiciens, et de nombreux citoyens qui ont signé la pétition contre le coup d'État du 2 août 2021.