Maya Ksouri: Les sanctions contre N.Karoui, des calculs politiques purs

Maya Ksouri: l’opinion publique ne fait que sanctionner un système en faillite

Maya Ksouri: l’opinion publique ne fait que sanctionner un système en faillite
Revenant sur les résultats du sondage effectué par Sigma Conseil et présentés par son directeur général, Hassen Zargouni, sur Elhiwar Ettounsi, ce soir du mercredi 10 juillet 2019, dans l’émission ‘’Tounes Al Yaoum’’, la juriste et chroniqueuse Maya Ksouri a établi un constat d’échec quant à l’impact des amendements apportés à la loi électorale, que certains appellent, loi d’exclusion et d’autres loi de moralisation de la vie politique.

Maya Ksouri a souligné que c’est une loi injuste qui a été instaurée pour éliminer les adversaires du chef du gouvernement de la scène politique, sans plus.

‘’Ce 2ème sondage n’a fait que confirmer et conforter les résultats du premier, effectué il y a un mois. Seul bémol, 2 événements ont émaillé la période entre les 2 sondages. Le premier concerne les amendements de la loi électorale qui ciblaient le trio formé par Nabil Karoui, Kais Saied et Olfa Tarrès, qui n’ont fait que consolider leurs positions auprès de l’opinion publique’’, a expliqué Maya Ksouri, s’interrogeant sur la prochaine démarche puisque la première n’a pas été payante. L’opinion public ne fait en réalité, selon elle, que sanctionner un système qui, depuis 2011, avec à sa tête Ennahdha et Nidaa Tounes et tous ceux qui les entourent, a prouvé sa faillite.

 ‘’Reste la Constitution. Iront-ils jusqu’à la changer ?’’ s’est-elle interrogée.

La juriste et chroniqueuse s’est par la suite attaquée au 2ème événement, celui du gel des avoirs et l’interdiction de voyager du principal rival politique du chef du gouvernement, Nabil Karoui, qui se trouve à la tête de tous les sondages, pour les législatives et la présidentielle, au regard d’une plainte déposée par I Watch en 2019.

Maya Ksouri a, à ce propos, fait remarquer que si la volonté affichée était celle de corriger quoi que ce soit, alors pourquoi ne pas appliquer les mêmes critères sur Youssef Chahed qui est accusé, par la même organisation, des mêmes faits reprochés à Nabil Karoui. ‘’Idem pour Mehdi Ben Gharbia et ce dont l’accuse I Watch et ses affaires avec Tunisair et Selim Azzebi et la plainte déposée par un député qui l’accuse d’avoir fait main-basse sur un terrain qui se trouve être propriété de l’Etat’’, a-t-elle ajouté. 

D’où la conclusion à laquelle elle aboutit et qu’elle résume en deux mots : Ce n’est pas une question de lutte contre la corruption, mais bel et bien des calculs politiques purs et simples.