le PDL met en garde contre la falsification de la volonté du peuple

le PDL met en garde contre la falsification de la volonté du peuple

le PDL met en garde contre la falsification de la volonté du peuple
le Parti Destourien libre a annoncé, aujourd'hui, mardi 23 novembre 2021, avoir adressé, par la voie d'un huissier de justice, une mise en demeure au ministre des Technologies de la communication, en sa qualité de représentant légal du ministère, pour « le prévenir contre la mise en œuvre de plates-formes numériques destinées à l'organisation du dialogue auquel a appelé le Président de la République». Un dialogue qualifié de boiteux par le PDL qui monte le ton depuis quelques jours contre la politique et les décisions de Kais Saied.

Dans un communiqué publié sur sa page facebook officielle, le PDL a confirmé avoir informé le ministre que « la mise en œuvre de ce projet est considérée comme un crime conformément à l'article 96 du code pénal, étant donné que le ministère est sur le point d'user de son pouvoir et de son influence pour un avantage politique personnel illégal et injustifié avec les moyens de l’Etat et l’argent public.

Le PDL précise que « le chef du pouvoir en place ( Kais Saied) avait fait part, à travers les vidéos publiées sur la page officielle de la Présidence de la République, de son intention d'organiser un dialogue avec les jeunes à travers des plateformes électroniques, et qu'il avait annoncé dans le dernier conseil ministériel que le gouvernement nommé en vertu de l'arrêté présidentiel n°117 du 22 septembre 2021 entend organiser une sorte de référendum. 

Le Parti Destourien Libre présidé par Abir Moussi ajoute dans son communiqué que « ce dialogue ou le simulacre de référendum ne permet pas la participation des différents groupes de la société et exclut de facto les analphabètes et ceux qui ne maitrisent pas l’usage des nouvelles technologies en plus de diviser la société. “ Tout ce processus est soumis au contrôle de l’autorité en place dans un état d'ambiguïté et de manque de transparence. Ceci est une falsification de la volonté du peuple tunisien.

Le PDL a ajouté que « l'article 80 de la constitution, utilisé par l'autorité en place, ne permet pas de prendre de telles décisions et mesures », notant qu'elles ne relèvent pas de la notion de mesures exceptionnelles autorisées conformes à l’articles 80 , mais plutôt une violation de la loi et une violation majeure des exigences des textes en vigueur.