Le bloc parlementaire d'Ennahdha qualifie l’arrestation de Bhiri de violation flagrante des conventions internationales

Le bloc parlementaire d'Ennahdha qualifie l’arrestation de Bhiri de violation flagrante des conventions internationales

Le bloc parlementaire d'Ennahdha qualifie l’arrestation de Bhiri de violation flagrante des conventions internationales
Le bloc Ennahda au parlement suspendu a dénoncé l' " enlèvement " du député Noureddine Bhiri , la " violence " qui l'a accompagné ainsi que sa " disparition forcée " qui constitue une " violation flagrante de toutes les lois et conventions internationales ratifiées par la Tunisie ". Il demande, dans un communiqué publié mardi, à l'issue d'une réunion tenue lundi soir, la " libération de Noureddine Bhiri, sans condition ou restriction aucune, et le jugement de tous ceux qui sont impliqués dans cette affaire. "
Il considère que les déclarations du ministre de l'Intérieur Taoufik Charfeddine (lors d'un point de presse, lundi) concernant les charges retenues contre Noureddine Bhiri " sont du ressort de la justice et de sa seule compétence ", estimant qu'il s'agit d'une " affaire politique " qui " renvoie le pays vers la dictature et les procès politiques ", selon ses propos.
Le bloc Ennahdha réaffirme également son rejet de toutes les décisions qui " confisquent la Constitution de 2014 " et représentent une " tendance claire vers un régime autocratique absolu et un coup d'Etat contre la légitimité constitutionnelle et la voie démocratique. "
Il dénonce, par ailleurs, l'adoption du budget de l'Etat pour l'année 2022 par décret, " pour la première fois dans l'histoire du pays, et sans le soumettre à la concertation entre les différents acteurs sociaux et politiques ".
Le ministre de l'Intérieur a déclaré, lors d'un point de presse tenu lundi soir au siège de son département, que les deux décisions d'assignation à résidence émises le 30 décembre et appliquée le 31 décembre 2021, sont en rapport avec l'octroi illégal de certificats de nationalité, de passeports et de cartes d'identité nationales, évoquant également de " sérieux soupçons à caractère terroriste ".