Attayar, Al Joumhouri et Ettakatol :" On refuse de voir la Tunisie se transformer en un état despotique"

Attayar, Al Joumhouri et Ettakatol : "On refuse de voir la Tunisie se transformer en un état despotique"

Attayar, Al Joumhouri et Ettakatol  : "On refuse de voir la Tunisie se transformer en un état despotique"
Le secrétaire général d'Al Joumhouri Issam Chebbi a réaffirmé jeudi l'attachement de son parti ainsi que d'Ettakatol et Attayar (Courant démocrate), au droit de manifester le 14 janvier à l'Avenue Habib Bourguiba. L'interdiction des manifestations est une décision politique qui plus est, constitue, une grave dérive qui menace les droits et des libertés depuis l'annonce des mesures exceptionnelles. S'exprimant en conférence de presse à Tunis, Chebbi a indiqué que les trois partis tiennent le président de la République responsable des répercussions de la décision d'interdire aux citoyens le droit de s'exprimer. Il a ajouté que cette décision vient confirmer une tendance à accaparer tous les pouvoirs, affirmant que les partis refusent de voir la Tunisie se transformer en un Etat despotique où les droits sont confisqués.
Le dirigeant a dénoncé le fait de voir des partis démocratiques et des personnalités nationales empêchés d'exercer le droit de manifester et de se rassembler, ce qui constitue, selon lui, un désaveu des acquis démocratiques et une violation de la constitution et des textes internationaux.
Sur un autre plan, Issam Chebbi a qualifié de " fictive " la consultation nationale qui se trouve actuellement en phase d'expérimentation. Selon lui, l'objectif de cette action est de conférer " une légitimité illusoire et mensongère " aux décisions prises. Cette consultation dont les résultats sont connus d'avance a-t-il poursuivi, servira de prétexte pour placer les institutions de l'Etat au service des agendas politique du président de la République.
De son côté, le secrétaire général d'Ettakatol ( Forum démocratique pour le travail et les libertés), Khalil Zaouia a fait observer que, selon le bruit qui circule, l'interdiction des manifestations sera prolongée à dessein de conduire au report du congrès de l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) prévu en février 2022.
La politique de l'après 25 juillet 2021 refuse le dialogue et l'ouverture, ce qui constitue une grave dérive qu'il est de notre devoir d'affronter, a-t-il soutenu.
Pour le secrétaire général d'Attyar (Courant démocrate), Ghazi Chaouachi, les partis et personnalités nationales qui seront au rendez-vous, le 14 janvier, ont décidé de le faire d'abord pour célébrer l'anniversaire de la révolution, mais aussi pour protester contre la démarche autocratique du président de la République qui s'est accaparé tous les pouvoirs, selon ses termes.
Il a regretté " la politisation " de la commission scientifique de lutte contre le coronavirus, estimant la décision d'interdire les manifestions proposée par cette structure, revêt un caractère politique et ne répond pas à un impératif sanitaire.