Une coordination de partis politiques appelle le président à un retour au processus démocratique

Une coordination de partis politiques appelle le président à un retour au processus démocratique

Une coordination de partis politiques appelle le président à un retour au processus démocratique
Les partis Courant démocrate (Attayar), Ettakatol, Afek Tounes et Al Joumhouri qui se présentent comme une coordination pour la défense de la démocratie ont, lors d'une conférence de presse mardi à tunis, appelé le président de la République à un retour au processus démocratique et à engager des réformes dans le cadre des mécanismes de la Constitution de 2014.

Le secrétaire général d'Ettakatol Khalil Zaouia a indiqué ‘’on ne s'oppose pas totalement aux décisions du président Kais Saied et on lui tend la main pour un retour au processus démocratique révolutionnaire mais d'une manière participative’’.

Notre but, a-t-il expliqué, est de construire un troisième pôle basé sur le principe prioritaire du respect de la loi et de la Constitution. Le pôle, a-t-il ajouté, tend à s'impliquer davantage en avançant des propositions de réforme sur la loi électorale, les lois organisant la vie politique et l'amendement de la Constitution selon ses propres mécanismes.

Pour sa part, le secrétaire général du Courant démocrate Ghazi Chaouachi a souligné que la coordination tend la main encore une fois au président de la République pour un retour au processus démocratique à condition qu'une feuille de route soit mise en place de façon participative. Si le président persiste dans sa position, nous opterons pour toute forme de mobilisation possible afin de défendre la démocratie et les acquis de la révolution, a-t-il averti.

Les partis formant la coordination, a-t-il ajouté, estimaient au départ que les décisions du 25 juillet constituaient une opportunité pour la création d'un nouveau paysage et s'attendaient à l'élaboration d'une feuille de route participative. Mais, a-t-il regretté, le président de la République a choisi la fuite en avant et la centralisation du pouvoir.

D'après lui, le décret présidentiel 117 daté du 22 septembre courant a consacré l'annulation de la Constitution et a frappé le pays d'illégitimité, et le président de la République s'est accaparé du pouvoir et porté atteinte aux acquis de la révolution.

Les partis formant la coordination, a-t-il précisé, ne sont pas pour un retour à l'avant 25 juillet gouverné par des lobbies de la corruption et par Ennahdha et ses alliés, mais aspirent à un nouveau paysage où la justice est indépendante, les lois caduques sont révisées et la lutte contre la corruption et la défense des droits de l'homme sont prioritaires.

Le secrétaire général d'Al Joumhouri Issam Chebbi a annoncé, quant à lui, que des concertations sont menées avec d'autres partis et des rencontres ont lieu avec des organisations nationales dont en particulier l'Union générale tunisienne du travail sur les moyens de défendre leurs revendications communes. D'autres rencontres sont prévues, selon lui, avec le Syndicat des journalistes tunisiens, la Ligue tunisienne des droits de l'homme et l'Association des femmes démocrates dans la perspective de la formation d'un front élargi pour défendre la démocratie.

De son côté, le secrétaire général du parti Afek Tounes Fadhel Abdelkefi a dit craindre le scénario libanais en Tunisie où le taux de chômage s'est élevé à 65% et la livre libanaise a perdu 80% de sa valeur, déplorant le fait qu'on ne parle plus de la loi de finances complémentaire 2021 ou du budget de l'Etat pour l'année prochaine.

Il a dit craindre aussi de voir le pays dans l'incapacité de rembourser les dettes dans cette conjoncture marquée par l'absence d'un gouvernement et la mise en place des orientations dans le domaine économique.