Plusieurs conditions à réunir pour stabiliser la parité du dinar

Mustapha Kamel Nabli : Le dinar peut se ressaisir, si…

Mustapha Kamel Nabli : Le dinar peut se ressaisir, si…

Pour l’économiste et ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Mustapha Kamel Nabli, trois facteurs déterminent la parité de change du dinar, à savoir, principalement, le taux d’inflation, le taux directeur et la parité de change. La Tunisie n’a pas actuellement les mécanismes nécessaires pour assurer la stabilité de la parité du dinar face aux monnaies étrangères, a-t-il dit.




Il est impératif, a expliqué l’ancien gouverneur de la BCT, de réunir trois conditions, à savoir : consolider la parité de la monnaie nationale, la mise en place d’une politique financière efficiente pour stabiliser les prix et ramener le taux d’inflation à un niveau proche de celui des pays paartenaires. Il s’agit aussi de maîtriser le déficit budgétaire et le taux d’endettement pour éviter le glissement et les problèmes inflationnistes. Il s’agit, enfin, de maîtriser le déficit de la balance des paiements pour éviter l’érosion des réserves en devises et aussi pour éviter d’affaiblir la capacité de la Banque centrale de défendre la parité du dinar.

La première leçon à tirer, d’après Mustapha Kamel Nabli, est que la parité de la monnaie n’est pas une donnée indépendante mais étroitement tributaire des politiques macro-économiques du pays, estimant que tout déséquilibre au niveau d’indicateurs comme l’inflation, le déficit budgétaire ou le déficit de la balances des paiements, ne peut que porter préjudice à la solidité de la monnaie et pousser les autorités monétaires, tôt ou tard, à modifier la parité de change.