L’amour virtuel en vogue dans la société tunisienne

Les relations sexuelles tourneraient de plus en plus au virtuel, selon un sociologue

Les relations sexuelles tourneraient de plus en plus au virtuel, selon un sociologue

Selon le sociologue Mouadh Ben Nsir, Il y aurait des relations sexuelles d’un nouveau genre qui se répandent dans la société tunisienne.


Interrogé samedi 28 avril 2018 par le site web de Nessma, Ben Nsir a fait état de cas de plus en plus nombreux de ‘’harcèlement électronique’’. Il explique cet état de fait, d’abord par le faible niveau d’éducation sociale qui favoriserait l’obsession sexuelle, en général, mais aussi par le profil sociétal type de la famille qui maintient des barrières entre les genres, au point de générer, non seulement une méconnaissance des choses du sexe, mais également une sorte de refoulement et de frustration, synonymes d’omniprésence des tabous dans les comportements au quotidien.

De crainte d’avoir à subir les remontrances familiales et sociétales, voire à rendre des comptes devant les tribunaux, d’aucuns préfèrent le principe des ‘’relations sexuelles virtuelles’’, soit sur les réseaux sociaux, soit par téléphone ou encore en créant de faux profils sous des noms d’emprunt.

D’autres catégories de gens se réfugient dans le virtuel, de préférence aux relations sexuelles réelles, car en agissant ainsi ils croient fuir les MST et ‘’le regard’’ de la société, surtout quand on est une fille.

D’après le sociologue, il y aurait même des gens mariés qui s’aventurent dans les marais du virtuel, pour plusieurs raisons, dont la mésentente dans le couple, ou la quête d’aventures extraconjugales en catimini.