Huile subventionnée: les industriels aux abois face au silence des autorités

Huile subventionnée: les industriels aux abois face au silence des autorités

Huile subventionnée: les industriels aux abois face au silence des autorités
Réunis hier, mardi, au siège de l’organisation pour examiner « la situation catastrophique et critique », les membres de la chambre nationale des conditionneurs d’huiles alimentaires, relevant de l’UTICA , expriment, ce mercredi 21 septembre, leur étonnement de « se voir assumer la responsabilité de la disparition totale de l’huile végétale subventionnée depuis un mois, et les perturbations continues pour la deuxième année consécutive ». Les professionnels du secteur accusent l'état d'abandonner le secteur à son sort.

« L’absence d’une conception stratégique urgente pour sauver ce dispositif a donné lieu au déficit et a attenté aux équilibres financiers de toutes les unités de conditionnement industriel de l’huile subventionnée, ainsi qu’à des difficultés à payer les ouvriers et à préserver les postes d’emploi ». Les professionnels appellent à « la nécessité de trouver, rapidement, les solutions à même de rétablir la cadence de production, en vue de permettre aux entreprises d’honorer leurs engagements financiers, et de payer la dette qui s’accumule auprès des banques, la CNSS, la STEG et la SONEDE ».

Le président de la Chambre de conditionnement des huiles végétales, Mokhtar Ben Achour, a affirmé,il y quelques jours qu’il y a un manque flagrant d’huile dans le pays depuis un an et demi à deux ans. « L’approvisionnement et les quantités importés ne sont pas suffisants : pour répondre aux besoins du pays. Il nous faut 170.000 tonnes par an, alors qu’aujourd’hui, l’Office de l’huile n’a importé que 30 à 40% de la quantité nécessaire pour couvrir nos besoins », a-t-il expliqué.

Et de préciser que les professionnels de conditionnement n’ont pas été approvisionnés depuis un mois, plus précisément depuis mi-août 2022. Ainsi, les usines, qui assurent 9.000 emplois directs et indirects, sont à l’arrêt. Et les salariés ne sont pas payés et sont souvent payés un mois sur deux, selon le rythme de travail. Pour cette rentrée scolaire, ils sont sans revenus, n’ayant pas travaillé.