Des associations appellent à l'annulation de la décision relative à l'usage du plastique dans l'emballage des sacs de ciment

Des associations appellent à l'annulation de la décision relative à l'usage du plastique dans l'emballage des sacs de ciment

Des associations appellent à l'annulation de la décision relative à l'usage du plastique dans l'emballage des sacs de ciment
Lors d'une conférence de presse tenue aujourd’hui, samedi 26 septembre 2020, à Tunis, des associations spécialisées dans le domaine environnemental ont exhorté le gouvernement à retirer la décision relative à l'usage du plastique dans l'emballage des sacs de ciment, prise par les ministres de l'Industrie et des PME et du Commerce, en date du 5 août 2020.

Ces associations ont annoncé un éventuel recours à la justice administrative afin de demander l'annulation de cette décision, jugée " illégale ", en cas d'absence de réponse des autorités compétentes.

L'activiste environnemental, Houssem Hamdi, a fait savoir que les associations environnementales ont identifiée plusieurs dépassements juridiques, constitutionnels et procédurales, surtout environnementaux, pouvant toucher la santé environnementale du citoyen.

Il a ajouté que ces associations exercent ont le droit de critiquer et de refuser cette décision qui aura un impact environnemental, évoquant des contradictions au niveau des déclarations relatives au nombre de sacs utilisés annuellement pour l'emballage du ciment, qui s'élève à 150 millions unités, outre l'absence des déclarations sur leurs impacts imprévus sur l'environnement.

De son côté, l'enseignante en droit environnemental, Afef Hammami Marakchi a passé en revue les motifs qui ont poussé les associations, environnementales, à retirer ladite décision qui est en contradiction avec la constitution tunisienne ( articles 38, 45 et 49) qui consacre le droit à un environnement sain, la santé et les attributs d'un développement durable, alors que l'entrée en vigueur de cette décision d'utiliser le plastique pour l'emballage contredit tout l'arsenal juridique existant. Elle a ajouté que cette décision ne va pas de pair avec les engagements internationaux signés par la Tunisie en la matière.