Qui sont les candidats au poste de chef du gouvernement...?

Biographies des personnalités candidates au poste de chef du gouvernement

Biographies des personnalités candidates au poste de chef du gouvernement
Le délai accordé par le président de la République à tous les partis, blocs parlementaires et indépendants représentés à l’ARP, pour lui adresser les noms des candidats à même de former le prochain gouvernement, s’est achevé, hier jeudi 16 janvier 2020 à 00H00. A la clôture des délais, 21 noms sont parvenus au président de la République, dont les plus cités, tous blocs confondus, Fadhel Abdelkéfi et Hakim Ben Hamouda.

Voici un aperçu des CV des candidats au poste de chef du gouvernement:

Fadhel Abdelkéfi: économiste, homme d'affaires et homme politique tunisien. Ancien ministre du Développement, de l'Investissement et de la Coopération internationale. Fils de l'économiste et homme d'affaires Ahmed Abdelkefi, il intègre en 1994 les rangs de Tunisie Valeurs, un intermédiaire en bourse fondé par son père et dont il prend la direction en 2005. 
Il devient ministre du Développement, de l'Investissement et de la Coopération internationale le 27 août 2016 et également ministre des Finances par intérim le 30 avril 2017.  Le 18 août 2017, il démissionne de ses deux fonctions.

Hakim Ben Hamouda: économiste tunisien. Il occupe le poste de ministre des Finances entre 2014 et 2015. Il est titulaire d'un diplôme d'études approfondies en sciences économiques en 1985 et d'un doctorat en économie en 1990 de l'université de Grenoble, ainsi que du diplôme national d'habilitation à diriger la recherche, remis par la même université en février 19993.
Hakim Ben Hammouda est l'auteur ou coauteur de nombreux rapports d'expertises économiques, plus d'une vingtaine d'ouvrages et une cinquantaine d'articles dans des revues scientifiques internationales à comité de lecture, dans les domaines de l'économie internationale et du développement.

Ridha Ben Mosbah: né le 8 avril 1954 à Menzel Hayet, est un homme politique tunisien. Il est, depuis novembre 2018, ambassadeur de Tunisie en Belgique. Le 10 juin 2009, feu le président Zine el-Abidine Ben Ali le nomme ministre du Commerce et de l'Artisanat. Il quitte le gouvernement lors du remaniement du 29 décembre 2010. En mars 2011, il est nommé PDG de la Société tunisienne de l'électricité et du gaz4, poste qu'il occupe jusqu'en janvier 2013.

Ahmed Nejib Chebbi: avocat et homme politique tunisien, il est militant de gauche et figure de l'opposition tunisienne, il participe en 1983 à la création du Rassemblement socialiste progressiste, l'un des partis politiques tunisiens créés à la suite des élections législatives de 1981 puis légalisés après le 7 novembre 1987. Il dirige le parti prenant par la suite le nom de Parti démocrate progressiste, PDP. En 2006, après 23 ans passés à la tête de la formation, il cède son poste de secrétaire général à Maya Jribi, décédée 19 mai 2018.
Le 23 octobre 2011, il est élu membre de l'Assemblée Nationale Constituante, ANC, dans la circonscription de Tunis 2. Suite à l'annonce de la fusion du Parti démocrate progressiste, avec notamment Afek Tounes et le Parti républicain, il est élu, le 9 avril 2012, comme président de la haute instance politique de la nouvelle formation dénommée Parti républicain, Al Jomhouri.

Mongi Marzouk: né le 2 mars 1961 à Matmata, est un ingénieur diplômé de l'École polytechnique (France) et d'un doctorat en physique. Sa thèse porte sur les recherches internationales dans les domaines des TIC.
Homme politique tunisien Mongi Marzouk est ministre de l'Energie et des Mines, puis  ministre des technologies de l'information et de la communication au sein des gouvernements Jebali et Larayedh. 

Elyès Fakhfakh: ingénieur et homme politique tunisien, il est ministre au sein du gouvernement Hamadi Jebali, chargé du ministère du Tourisme de 2011 à 2013 et des Finances de 2012 à 2014. Il occupe également cette dernière fonction au sein du gouvernement Ali Larayedh. Fakhfakh est membre du parti Ettakatol.

Mongi Hamdi: ingénieur d'État à l'École nationale d'ingénieurs de Tunis, il décroche un master à l'université de Californie du Sud, où il obtient en 1988 un PhD d'ingénieur. Il décroche ensuite, en 1996, un diplôme de politique macroéconomique et de gestion de l'université Harvard.
De 1988 à 1998, Hamdi exerce diverses fonctions au secrétariat des Nations unies à New York, notamment, liées aux affaires économiques et sociales. En 2012, il est promu chef du cabinet du secrétaire général de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), puis directeur de la planification stratégique et de la coordination au bureau du secrétaire général de la CNUCED.
Le 29 janvier 2014, il est nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Mehdi Jomaa. Le 12 décembre 2014, il est désigné chef de la mission des Nations unies au Mali, MINUSMA, succédant au Néerlandais Bert Koenders.

Safi Saïd: titulaire d'un diplôme en sciences politiques et presse de l'université libanaise et d'un certificat en prospective de l'université Mohammed-V de Rabat, il est connu pour être journaliste et écrivain. La politique s’est ouverte à lui, ces dernières années en raison de ses positions nationalistes. Il présente sa candidature lors des élections présidentielles de 2014 et de 2019 en tant qu'indépendant. Il se présente à la présidentielle de 2019, mais ne passe pas au 2ème tour. Aux élections législatives de 2019, il est élu député indépendant de la deuxième circonscription de Tunis.

Mondher Zenaïdi: étudie au Collège Sadiki, avant d'entrer à l'École centrale Paris où il obtient un diplôme d'ingénieur en 1973, puis un diplôme de l'École nationale d'administration de Paris en mars 1976. il devient chargé de mission au cabinet du ministre de l'Économie nationale en 1976, avant d'occuper les postes de direction de plusieurs institutions publiques. Il fait son entrée au gouvernement en 1987 comme secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie nationale chargé de l'Industrie. Il est élu député de Kasserine en 1989 et occupe de 1991 à 1994 le poste de vice-président de la Chambre des députés. Il est tour à tour ministre sous le régime de Ben Ali : Transport (1994-1996), Commerce (1996-2001), Tourisme, Loisirs et Artisanat (2001-2002), Tourisme, Commerce et Artisanat (2002-2004), Commerce (2004-2005), Commerce et Artisanat (2005-2007) et Santé publique (2007-2011).

Karim Jammoussi: Mohamed Karim El Jamoussi, est un haut fonctionnaire, magistrat et homme politique tunisien. Il est secrétaire d'État chargé des Domaines de l'État de janvier 2014 à février 2015 puis ministre de la Justice depuis novembre 2018. 

Taoufik Rajhi:  agrégé en France en sciences économiques, Rajhi est enseignant à l'université Panthéon-Sorbonne. Il publie plusieurs articles sur la macroéconomie et la théorie de la croissance endogène. Le 14 mai 2015, il est nommé conseiller auprès du chef du gouvernement Habib Essid chargé de la supervision du Conseil d’analyses économiques et du suivi des réformes majeures. Le 12 septembre 2017, il est nommé ministre auprès du chef du gouvernement chargé des Grandes réformes dans le gouvernement de Youssef Chahed. Il vient de démissionner de ses fonctions le 15 janvier 2020. 

Lamia Fourati: directrice de la stratégie d’un grand groupe industriel. Elle a entamé sa carrière en tant que manager pour enrichir  son expérience professionnelle. Elle s’est ensuite lancée dans la création d’entreprises en Tunisie, en Algérie et en Libye. 
Au début, son inspiration entrepreneuriale était surtout motivée par sa recherche d’une indépendance financière. En France elle obtient un MBA à HEC Paris. 

Boutheina Ben Yaghlane: Directrice générale de la Caisse des dépôts et consignations.

Sihem Ben Sedrine: journaliste tunisienne et militante des droits de l'homme. Depuis juin 2014, elle a présidé l'Instance vérité et dignité, IVD, qui se charge de la réconciliation en Tunisie après la révolution. 

Taoufik Jelassi: assistant de recherche et chargé de cours en systèmes d'information à la Stern School of Business. il obtient son PhD à l'Université de New York. Il devient en 1984 maître-assistant en systèmes d'information à la School of Business de l'Université de l'Indiana à Bloomington, poste qu'il occupe jusqu'en 1988.
Le 20 février 2011, le conseil d'administration de Tunisiana (Oreedoo), le nomme  président. En juillet 2013, il devient membre du conseil d'administration de la Banque nationale agricole.
Le 29 janvier 2014, il est nommé ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et des Technologies de l'Information et des Communications dans le gouvernement Jomaa.

Anouar Maarouf: diplômé d'un doctorat en mathématiques, d'un master en télécommunications et d'un master professionnel spécialisé dans le changement des organisations. En 2012, il est nommé conseiller du ministre des Technologies de l'information et des Communications, poste qu'il occupe jusqu'en 2013. Il devient alors président du conseil d'administration de Dar Assabah et directeur du pôle télécoms et médias d'El Karama Holding.
Le 27 août 2016, il est nommé ministre des Technologies de l'information et de l'Économie numérique dans le gouvernement de Youssef Chahed.
 

Imed Deymi: homme politique tunisien, secrétaire général du Congrès pour la République, CPR, de mars 2013 à janvier 2017. Brièvement membre de l'assemblée constituante, en 2011, puis directeur du cabinet présidentiel, de Moncef Marzouki. Il est ensuite élu à l'Assemblée des représentants du peuple, ARP. Le 20 décembre 2015, il devient vice-président du Hizb el-Harak.

Salah Essayel: président du Conseil du Marché financier (CMF)

Saïd Jaziri: imam et propriétaire de la radio Zitouna du Coran, il est député à l’ARP et président du parti Errahma. 

Lotfi Mraïhi: né le 16 novembre 1959 à Haïdra, homme politique, écrivain et pneumologue tunisien. Il occupe le poste de secrétaire général de l'Union populaire républicaine. Le 15 avril 2019, il annonce sa candidature à l'élection présidentielle, et figure parmi les premiers à déposer son dossier le 2 août de la même année. Il arrive septième avec 6,56 % des voix.