Le rapport des médecins légistes concluent à la mort naturelle d’un détenu

Affaire de torture : trois policiers en garde à vue

Affaire de torture : trois policiers en garde à vue

Le cas du détenu mort en détention au poste de police d’Hammam Lif peu après son interpellation fait encore des remous. La famille d’Ameur Belazzi avait saisi la justice, invoquant un présumé cas de mort sous la torture. Mais le rapport des médecins légistes avait infirmé cette version, niant que le détenu ait été torturé.


La controverse a connu dimanche 25 février 2018 un nouveau rebondissement, le procureur de la République du Tribunal de première instance de Ben Arous ayant délivré à la brigade des affaires criminelles de Gorjani une ordonnance de placement en garde à vue de trois agents de police judiciaire du poste de police d’Hammam Lif.

Cet acte de justice faisait suite à une plainte d’un proche du détenu décédé, accusant les policiers de l’avoir torturé. Le détenu au cœur de la controverse avait été arrêté après une présumée tentative de braquage d’une automobiliste. Et il avait été auparavant au titre des investigations sur l’assassinat du martyr Chokri Belaïd.

Etat de tension du tribunal de Ben Arous

Un groupe de policiers de divers corps sécuritaires et des membres de syndicats de police se sont rassemblés lundi 26 février 2018 devant le Palais de justice de Ben Arous pour un sit-in de protestation en soutien à leurs collègues placés en garde à vue sous l’accusation d’ « agression » sur la personne d’Ameur Belazzi.

Ce dernier avait été arrêté avec deux autres individus après avoir tenté de braquer et d’enlever une jeune automobiliste sous la menace d’armes blanches. Les policiers placés en garde à vue nient l’avoir torturé.