Selon les New York Times : Saad Hariri aurait été malmené en Arabie Saoudite

Selon les New York Times : Saad Hariri aurait été malmené en Arabie Saoudite

Selon les New York Times : Saad Hariri aurait été malmené en Arabie Saoudite

Alors que le Premier ministre libanais Saad Hariri a toujours nié avoir été forcé à démissionner en Arabie Saoudite le 4 novembre dernier, le New York Times a révélé hier, lundi 25 décembre 2017, la thèse d'une démission orchestrée par le prince hériter d'Arabie Saoudite, Mohammed ben Salmane.


D’après le quotidien new-yorkais, l'objectif du royaume saoudien était bien d'obliger Saad Hariri à démissionner pour faire pression sur l'Iran et l'Hezbollah, parti politique influent au sein du gouvernement libanais. Le déroulé de l'intrigue diplomatique qui a chamboulé le Moyen-Orient en novembre dernier commence avec un message surprise à l'adresse de Saad Hariri, l'invitant à se rendre à Riyad immédiatement. Quelques heures plus tôt, le Premier ministre libanais rencontrait le diplomate iranien Ali Akbar Velayati pour discuter de la coopération entre les deux pays. Les deux événements sont-ils liés? La même semaine, un ministre saoudien avait accusé le Hezbollah d'être en guerre avec l'Arabie Saoudite. Le message en question invitait Saad Hariri, qui possède la nationalité saoudienne, à venir voir le roi d'Arabie Saoudite. Selon une autre source, le Premier ministre avait été invité à venir camper dans le désert avec le prince Mohammed ben Salmane le temps d'une journée. Mais à son arrivée, les autorités lui demandent d'attendre dans sa maison. Le prince doit l'y rejoindre mais il ne vient pas. En l'absence de l'habituel convoi royal, Saad Hariri prend sa propre voiture pour se rendre au palais. Malmené et insulté par les autorités, privées de son portable, il s'est depuis contenté d'admettre aux diplomates libanais que cette matinée avait été "pire que ce qu'ils avaient pu en entendre". En début d'après-midi, il annonce sa démission depuis une pièce voisine du bureau de Mohammed ben Salmane, flanqué d'un costume qu'il a dû emprunter au palais : les gardes ne l'ont pas laissé repasser chez lui alors qu'il était habillé en jean et T-shirt pour ce qu'il pensait être une journée de camping.