Un cousin de l’émir du Qatar condamné à 25 ans de prison

Qatar: Talal, le cousin de l’émir derrière les barreaux pour 25 ans, son épouse dénonce

Qatar: Talal, le cousin de l’émir derrière les barreaux pour 25 ans, son épouse dénonce
Contrairement aux déclarations et informations démentant les rumeurs qui circulaient sur l’emprisonnement de membres de la famille régnante au Qatar, Asma Arian, allemande d’origine marocaine et épouse du cheikh Talal ben Abdul Aziz Al-Thani, membre de cette même famille qui se trouve emprisonné depuis près de 6 ans, a déclaré que ses quatre enfants ont été privés de leurs droits après avoir jeté leur père en prison et gelé ses avoirs. Elle a ajouté que le régime de Doha cherche à se venger de sa famille à la suite de querelles familiales et d'hostilités prolongées.

Talal ben Abdulaziz al-Thani est le cousin du cheikh Tamim, l’actuel souverain et le petit fils du fondateur de l’Emirat, son grand-père, Ahmad ben Ali al-Thani, a été l’émir du Qatar au moment de l’indépendance, avant de se faire renverser par son cousin Khalifa ben Hamed al-Thani. En 2013, comme ‘’Oumma’’ l’a raconté, Talal est arrêté, accusé d’avoir accumulé des dettes, alors qu’il est millionnaire. Emprisonné sans motif sérieux depuis six ans, il a été condamné en 2018 à une peine de 25 ans de prison! Pour quelle raison a-t-on emprisonné cheikhTalal?

Il aurait refusé le soutien financier de l’émirat à des organisations terroristes.  
Selon son épouse, le pouvoir a essayé de négocier avec lui, l’exhortant à signer des papiers en échange de sa libération, à condition qu’il reconnaisse être atteint de folie. Sa réponse a toujours été négative. Emprisonné depuis déjà six ans, Talal ben Abdulaziz al-Tani, le cousin du cheikh Tamim, l’actuel souverain, a été condamné à 25 ans d’emprisonnement pour ‘’dettes’’, alors qu’il était millionnaire. 

‘’Non seulement le pouvoir s’en est pris à mon mari, mais sa famille a été punie ! Nous nous sommes retrouvés dans des baraquements non-climatisées, loin du centre de Doha, la capitale. Mes enfants attrapaient des maladies de peau. Je n’avais pas de voiture pour les emmener à l’école. Alors qu’ils possèdent la nationalité qatarie, ils étaient discriminés. On nous humiliait ‘’, déplore Asma Arian. ‘’J’ai pu payer leurs inscriptions pour la prochaine année scolaire. Ensuite, j’ai annoncé que je partais en vacances en Allemagne pour voir mes parents qui vivent dans ce pays. Persuadées que j’allais revenir, les autorités m’ont accordé un bon de sortie ‘’, affirme l’épouse de Talal.  

Mais même en Allemagne, elle recevait régulièrement des menaces. Avec ses enfants, elle vit sous la protection de la police. 
S'exprimant au Geneva Press Club, alors que le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies se réunissait au siège des Nations Unies dans la ville suisse, elle a fait savoir que ‘’la vengeance ne s'est pas limitée à l'emprisonnement du père de ses enfants, elle s'est étendue à leur mettre une pression énorme’’. ‘’Nous avons été obligés de quitter notre maison et emmenés dans une maison inadaptée à la vie humaine, dans une région déserte, avec des températures atteignant 50 ° C, exposant les jeunes enfants à des maladies, les obligeant à suivre un traitement à la cortisone pendant longtemps’’, a-t-elle raconté.