France : Récit d’un jeune pilote bizuté sur le champ de tir des avions de chasse

France : Récit d’un jeune pilote bizuté sur le champ de tir des avions de chasse

France : Récit d’un jeune pilote bizuté sur le champ de tir des avions de chasse
Le quotidien régional français « La Provence » a publié aujourd’hui, vendredi 7 mai 2021, un article relatant la terrible histoire d’un jeune pilote bizuté lors de son service militaire tenu à la base aérienne 126 de Solenzara en Corse. Les faits se sont déroulés il y a deux ans, traumatisé par cet épisode, le pilote a décidé de porter plainte.

Après avoir été affecté à son service, le jeune homme a subi un bizutage, comme le veut la tradition.

Lors de son initiation, ses camarades l’ont dans un premier temps cagoulé avant de le ligoter à une cible du champ de tir d'entraînement où il y passa plusieurs longues minutes sous les tirs des munitions réelles sur une autre cible à plus de 500 mètres

Ces séries de brimades dont la victime en sortira lourdement traumatisée, ont été filmées par les auteurs du bizutage, qui font aujourd’hui l’objet d’une enquête. Le pilote n’ayant pas obtenu un changement d'affectation, a fini par tout raconter et a porté plainte pour « violences volontaires aggravées » et « mise en danger délibérée d'autrui ».

L'armée de l'Air a déclaré à ce sujet avoir été informé récemment et a diligenté une enquête de commandement pour faire toute la lumière sur les faits portés à sa connaissance.

Cette affaire est loin d’être un cas isolé. Bien que le bizutage soit formellement interdit, il reste est un rituel habituel chez les étudiants et les militaires, qui se résume à des violences physiques ou/et morales.

Il y a peine quelques mois, une enquête préliminaire a été ouverte après la plainte de cinq militaires au sein de la base 133 de Nancy-Ochey, dénonçant de multiples brimades, des reproches injustifiés, des insultes, des privations de missions, des dénigrements, de l'ostracisme.

En janvier, trois militaires ont quant à eux été condamnés à des peines de prison avec sursis pour la mort par noyade du sous-lieutenant Jallal Hami, décédé en 2012 durant une activité de « transmission de tradition » à l'école des officiers de Saint-Cyr Coëtquidan.