Facebook Files : Mark Zuckerberg répond aux accusations de la lanceuse d'alerte

Facebook Files : Mark Zuckerberg répond aux accusations de la lanceuse d'alerte

Facebook Files : Mark Zuckerberg répond aux accusations de la lanceuse d'alerte
Mark Zuckerberg, co-fondateur et patron du groupe Facebook a répondu dans une longue publication sur sa page Facebook aux accusations de Frances Haugen, la lanceuse d'alerte, qui a affirmé devant le Congrès américain que le géant des réseaux sociaux privilégiait ses profits au détriment de la sécurité.

Il a dénoncé le témoignage de son ancienne employée, affirmant : « Au cœur de ces accusations réside l'idée que nous privilégions les profits plutôt que la sécurité et le bien-être. Ce n'est tout simplement pas vrai. Cela ne reflète tout simplement pas l'entreprise que nous connaissons. Nombre de remarques n'ont aucun sens. »

D’après la lanceuse d’alert, Facebook aurait mené des recherches détaillées sur la façon dont Instagram affectait les adolescents, mais n'a pas partagé ses conclusions qui suggéraient que la plateforme était un endroit "toxique" pour de nombreux jeunes. En effet, 32 % des adolescentes interrogées ont déclaré que lorsqu'elles se sentaient mal dans leur corps, Instagram les faisait se sentir encore plus mal.

« Si nous voulions ignorer la recherche, pourquoi créerions-nous un programme d'études de pointe pour comprendre ces problèmes importants ? Si nous ne nous soucions pas de lutter contre les contenus préjudiciables, pourquoi embaucherions-nous autant de personnes qui s'y consacrent ? » a répondu Mark Zuckerberg.

Nous rappelons que le Wall Street Journal a récemment publié des informations provenant de documents internes de Facebook, attestant que plusieurs célébrités, des politiciens et des utilisateurs de Facebook très en vue ont des règles différentes régissant le contenu qu'ils peuvent publier, dans le cadre d'un système connu sous le nom de XCheck (vérification croisée).

Facebook a reconnu ces accusations expliquant que son système de vérification croisée a été conçu pour créer une étape supplémentaire lorsque le contenu posté nécessite plus de compréhension.

Les documents rapportés par le Wall Street Journal révèlent également que les employés de Facebook signalent régulièrement des informations sur les cartels de la drogue et les trafiquants d'êtres humains sur la plateforme, mais la réponse de l'entreprise est « faible ».

Facebook a de son côté dénoncé qu'un grand nombre de documents mentionnés par le Wall Street Journal contenaient des informations obsolètes assemblées pour créer un récit qui passe sous silence le point le plus important.

Le juge américain Zia Faruqui a ordonné à Facebook de fournir des données des comptes liés aux violences contre les Rohingyas par l’armée birmane et des milices bouddhistes.

Il a également vivement critiqué le géant américain des réseaux sociaux pour son refus de fournir des documents aux pays souhaitant poursuivre la Birmanie devant la justice internationale.

Reprochant à la plateforme son manque de réactivité contre des appels à la violence, liés aux massacres de Rohingyas en Birmanie en 2017.

De son côté, Facebook a expliqué avoir refusé de publier ces informations en invoquant la loi américaine sur la protection de la vie privée, déclarant néanmoins examiner la décision du juge.

Le juge a quant à lui estimé que certaines données provenant de responsables birmans, dont des messages qui ont été effacés, n’étaient pas concernés par la protection des communications personnelles des usagers.