Comment Facebook traque les  ‘’gangsters’’ au Kenya… ?

Au Kenya on traque les ‘’Gangsters’’ à travers Facebook…

Au Kenya on traque les ‘’Gangsters’’ à travers Facebook…

Pour identifier les ‘’gangsters’’ au Kenya… un escadron soupçonné d'être lié à la police kényane utilise Facebook pour les traquer.


‘’J'ai perdu deux maris en un an’’, a déclaré le mois dernier une jeune femme en larmes, lors d'un forum ouvert au public, dans le quartier de Kayole, sous l'égide du ministère public.

On donne des indices sur le réseau social pour les identifier, et ‘’au bout d'une semaine ou d'un mois, ils sont fusillés, a déclaré lors du forum, un responsable du Centre de justice communautaire de Dandora (une banlieue située dans l'est de Nairobi), Wilfred Olal.

‘’Le premier compte Facebook non officiel de la police est apparu sous le nom de Hessy wa Kayole. Hessy est devenu un obscur chasseur de criminels’’, explique Duncan Omanga.

Selon certains témoignages donnés lors de la réunion de Kayole, les ‘’chasseurs de gangsters’’ seraient également ‘’sur Twitter’’.

En un mois aussi, entre 10 et 12 meurtres de gangsters ont été publiés sur un groupe Facebook qui compte plus de 300 000 membres, appelé ‘’Nairobi Crime Free’’.

Pour lutter contre cette barbarie, un groupe d'entraide baptisé ‘’Uhai Wetu’’ a été crée pour permettre aux militants des droits de l'homme des banlieues de Nairobi de parer à ces menaces.

Ses membres ont demandé plusieurs fois à Facebook de retirer les contenus offensants.

‘’Nous reconnaissons que nous avons la responsabilité de lutter contre les abus sur notre plateforme, et nous travaillons dur avec nos partenaires sur le terrain, y compris les organisations de la société civile, pour mieux comprendre les problèmes locaux et les aborder plus efficacement’’, a déclaré un porte-parole de Facebook à la BBC.