Il y a 971 ans, naissait le savant et poète Omar Khayyam

Google célèbre le 971e anniversaire d'Omar Khayyam

Google célèbre le 971e anniversaire d'Omar Khayyam
Qui ne connait Omar Khayyam célèbre écrivain et savant perse ? Google célèbre, ce samedi 18 mai 2019, son anniversaire, le 971ème, il est né le 18 mai 1048 à Nichapuren, en Perse, (Actuel Iran), mais sa date de naissance demeure supposée.

Connu tout d’abord pour ses poèmes, principalement écrits en persan, et ses traités scientifiques sont en arabe. On le dit influencé par : Avicenne, Al-Khwârizmî, Al-Biruni, Alhazen, Euclide et Apollonios de Perga.

Ce qui est sûr, c’est que la vie de Omar Khayyam est entourée de mystère, et la rareté des sources disponibles empêche de la retracer avec précision. Selon des sources, il a passé son enfance dans la ville de Balhi, où il étudie sous la direction du cheik Mohammad Mansuri, un des savants les plus célèbres de son temps.

En 1074, il est invité par le sultan seldjoukide Mālikshāh Jalāl al-Dīn à Ispahan pour entreprendre la réforme du calendrier solaire à laquelle il consacrera cinq années, et organiser des observations astronomiques.

Omar Khayyâm est aussi considéré comme l'un des grands mathématiciens du Moyen. Mais ses travaux algébriques ne furent publiés en Europe qu'au XIXe siècle.

2 traités importants dans l'histoire des mathématiques

Dans son Risāla fī’l-barāhīn ˓ala masā’il al-jabr wa’l-muqābala (Démonstrations de problèmes d'algèbre) écrit en 1070 à Samarcande, al-Khayyam entreprend une classification des équations de degré trois avec leurs racines positives. Il démontre que les équations cubiques peuvent avoir plus d’une racine.

Son deuxième traité Sharh. mā ashkala min mus.ādarāt kitāb Uqlīdis (Commentaires sur les difficultés de certains postulats du livre d’Euclide) écrit en 1077 à Ispahan, offre une réflexion sur l'axiome des parallèles. Son raisonnement s'appuie sur un quadrilatère dont les deux angles de base sont droits, et les côtés latéraux de même longueur. Le but est de démontrer que les deux autres angles ne sont ni aigus ni obtus. Ce même quadrilatère sera repris plusieurs siècles plus tard par le mathématicien Giovanni Girolamo Saccheri.

À ces deux ouvrages, on peut ajouter un Traité sur la division d'un quart de cercle dans lequel al-Khayyam détermine la valeur approchée d'une racine d'une équation cubique et un traité Problème d'arithmétique cité par ses successeurs et qui devait contenir des méthodes des binômes et de calculs approchés de racines nièmes.

Savant, mais aussi excellent poète…

Directeur de l'observatoire d'Ispahan en 1074, il réforme, à la demande du sultan Malik Shah, le calendrier persan (la réforme est connue sous le nom de réforme jelaléenne). Il construit des tables astronomiques connues sous le nom de Zidj-e Malikshahi. Il introduit à la manière du calendrier julien une année bissextile  et mesure la longueur de l’année comme étant de 365,242 198 581 56 jours15. Or la longueur de l’année change à la sixième décimale pendant une vie humaine.

L'estimation djélaléenne se montrera plus exacte que la grégorienne créée cinq siècles plus tard, bien que leur résultat pratique soit exactement le même, une année devant comporter un nombre entier de jours.

Al-Khayam a également écrit un traité sur les divisions de gammes musicales. Ses poèmes sont appelés ‘’Rubaiyat ‘’, Rubaiyat al khayyam (رباعيات الخيام )ce qui signifie ‘’quatrains’’. Les quatrains de Khayyam, souvent cités en Occident pour leur scepticisme, recèleraient, selon Idries Shah, des ‘’perles mystiques’’, faisant de Khayyam un soufi.

Ses célèbres ‘’Rubaiyat ‘’, (رباعيات الخيام), traduits à l’arabe classique par Ahmed Rami et chanté par la Diva Oum Kalthoum, au sommet de la gloire, en 1950.