Des scientifiques suédois impriment des cartilages en 3D en avec une "encre de cellules humaines"

Des scientifiques suédois impriment des cartilages en  3D  en avec une "encre de cellules humaines"
  • Lundi, 30 Mai 2016 - 08:57
  • Santé
  • Nessma

Le « Bioink » est une révolution scientifique dans le cadre de la chirurgie esthétique réparatrice qu’une équipe de chercheurs suédois ont réalisé. Les scientifiques de Wallenberg Bois Science Center ont mis au point un moyen de « bioprinting d’un cartilage en 3D » en utilisant une encre composée de cellules humaines.

La nouvelle méthode pourrait donner naissance à des prothèses et des tissus pour le nez, les oreilles et les genoux endommagés, le tout sur mesure. Le Dr Paul Gatenholm, qui a dirigé la recherche a affirmé lors d’une rencontre scientifique avec l’American Chemical Society (ACS), une société savante active dans le domaine de la recherche scientifique en chimie, que l’intérêt de son équipe est de travailler avec des chirurgiens plasticiens pour créer un cartilage, afin de réparer les dommages causés par les blessures, brulures ou le cancer. « Nous travaillons sur l’oreille et le nez, qui sont les parties du corps que les chirurgies ont pu greffer et remettre en état normal … j’espère qu’un jour ils seront en mesure de fixer ceux imprimés en bioink 3D ».

Les scientifiques ont réussi leur exploit en mettant au point une encre de cellules humaines qui ne s’effondre pas une fois imprimé. Pour résoudre l’équation, ils ont mélangé une pâte de polysaccharides, dérivés d'algues brunes, avec un cocktail de fibrilles de cellulose, un glucide constitué d'une chaîne linéaire de molécules de D-Glucose, et de chondrocytes humains (cellules cartilagineuses).

Résultat : une encre malléable de cellule qui pourrait être imprimée en toute forme souhaitée tout en conservant sa forme avec la squelette interne des fibres.

Ainsi, l’étape suivante consistait à tester la performance du bioink sur des tissus vivants. L’équipe a greffé le cartilage imprimés sur des souris et ils ont conclu que les résultats été encourageants.

Les scientifiques travaillent désormais avec un chirurgien plasticien pour affiner le processus du « bioprinting d’un cartilage en 3D » et le greffer sur une peau humaine artificielle comme début.