Moody’s place la note de certaines banques tunisiennes “sous surveillance”

Moody’s place la note de certaines banques tunisiennes “sous surveillance”

Moody’s place la note de certaines banques tunisiennes “sous surveillance”
L’agence de notation américaine Moody’s a annoncé, dans la soirée de mardi 4 octobre 2022, avoir placé la note de dépôts bancaires “Caa1” de 5 banques tunisiennes “sous surveillance” en vue d’une révision des notes des dépôts bancaires à long terme. Il s’agit d’Arab Tunisian Bank (ATB), Amen Bank, Banque de Tunisie (BT), Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) et la Société tunisienne de banque (STB). L’agence de notation fait savoir également qu’elle a abaissé les évaluations de crédit de base (BCA) d’Amen Bank, ATB et BIAT à caa3 et elle a ajusté BCA de la STB.

Moody’s explique que ” les importants déséquilibres budgétaires et extérieurs de la Tunisie et les risques de refinancement élevés représentent d’importantes faiblesses du crédit qui, parallèlement aux tensions sociales, ont été exacerbées par les implications mondiales du conflit militaire russo-ukrainien “.

Elle envisage de concentrer à cet effet la période de surveillance sur l’évaluation des progrès accomplis par les autorités pour obtenir l’approbation par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) d’un programme qu’elle juge ” essentiel pour atténuer les risques de financement et de vulnérabilité externe et en fin de compte les risques sociaux, avant la fin de l’année “.

Ce nouveau programme pourrait selon l’agence, augmenter la probabilité de maintenir des sources de financement public suffisantes dans les années à venir pour éviter une crise de la balance des paiements ou budgétaire ayant des implications sociales négatives.

En outre, l’agence s’attend à ce que cet environnement opérationnel difficile -caractérisé par une faible croissance économique, des pressions inflationnistes, un faible investissement privé et des réformes structurelles retardées-, ait un impact sur la croissance du crédit et la rentabilité des banques alors que le financement et la liquidité restent serrés.