Etats-Unis – Big Quit : Plus de 4 millions d’Américains ont démissionné en 3 mois

Etats-Unis – Big Quit : Plus de 4 millions d’Américains ont démissionné en 3 mois

Etats-Unis – Big Quit : Plus de 4 millions d’Américains ont démissionné en 3 mois
D’après les dernières statistiques du département du Travail, publiées cette semaine, 20 millions d’employés ont quitté leur travail depuis le début du printemps et plus de 4,3 millions d’Américains ont démissionné en trois mois. Certains appellent ce phénomène « Big Quit » ou « Great Resignation ».

« Big Quit » ou « Grande démission » en français est une vague de démissions qui a pris une telle ampleur aux États-Unis qu’il commence à avoir des répercussions visibles sur l’économie du pays.

En effet, il y a actuellement près de 11 millions d’offres d’emplois non-satisfaites, du jamais vu depuis le début du millénaire.

Selon des médias américains et économistes, cette vague de démissions concerne près de 40 % des salariés qui ont claqué la porte, ils travaillaient dans la grande distribution, dans l’hôtellerie et la restauration, ou encore dans le secteur des services à la personne.

D’après une étude publiée dans le journal Harvard Business Review, les femmes seraient plus concernées que les hommes, et le nombre de démissions a bondi de plus de 20 % parmi les salariés qui approche la quarantaine et il est presque deux fois plus élevé dans les États du centre du pays comparé aux régions côtières.

Pour expliquer ce phénomène des experts du Wall Street Journal ont fait savoir que le Big Quit illustrerait un grand ras-le-bol des employés dans les secteurs les plus durement touchés ou sollicités durant la crise sanitaire.

« Maintenant que la reprise économique est là, ces travailleurs se rendent compte qu’il n’y pas de raisons qu’ils continuent à être sous-payés, après avoir été mis sous pression pendant près d’un an alors qu’il y a de plus en plus d’opportunités de trouver un autre emploi », estime le WSJ.

Les Etats-Unis n’ont pas connu une telle crise depuis l’année 2000, lorsque les statistiques mensuelles sur les démissions ont commencé.

Christophe Blot, spécialiste de l’économie américaine à l’Observatoire français des conjonctures économiques, contacté par France 24 a déclaré : « Cela correspond à plus de 3 % de l’ensemble des salariés du secteur privé qui ont quitté leur travail, soit davantage que le précédent record, en janvier 2001 (2,8 %), alors que les conditions économiques étaient encore au beau fixe ».