Important ralentissement du rythme des crédits personnels

BCT : la valeur des crédits a connu une hausse de 3,7%...

BCT : la valeur des crédits a connu une hausse de 3,7%...
Dans le cadre du suivi des affaires bancaires et sur la base des rapports de la Banque centrale de Tunisie (BCT), l’Observatoire des services financiers enregistre un important ralentissement du rythme d’octroi au niveau des crédits personnels qui ont atteint, jusqu’au mois de mars 2019, 23.754 millions de dinars. 

Il enregistre un recul de 0,5%, depuis le début de l’année, un niveau jamais enregistré, depuis 2005.


Il est à remarquer que, durant la période entre mars 2018 et le même mois de 2019, la valeur de ces crédits a connu une hausse de 3,7%, alors qu’elle avait été de 9,3%, durant la même période de 2017/2018. 


Cet important recul est dû au relèvement du taux directeur décidé par la BCT, au cours de l’année 2018 ce qui a augmenté le coût des crédits pour les familles tunisiennes. Et cela en plus des restrictions décidées par la Banque centrale, pour l’octroi des crédits personnels, en raison de du coût de refinancement et de l’insuffisance des liquidités. 


Appel à la révision de la politique des tarifs…


Le taux élevé de l’endettement de certaines familles tunisiennes pourrait être, aussi, l’une des raisons qui ne leur ont pas permis de prétendre à d’autres crédits.
L’Observatoire appelle, en outre, à la révision de la politique des tarifs, dans certains services bancaires, surtout que la dernière étude de la BCT de 2018 montre que les familles tunisiennes constatent que les établissements financiers fournissent des services à des coûts non-autorisés.


Par ailleurs, l’Observatoire des services financiers souligne que la recherche de la maîtrise de l'inflation ne passe pas uniquement par les politiques financières, mais, aussi, grâce au renforcement du contrôle économique des circuits de distribution, la répression de la spéculation, la garantie de la transparence des transactions sur le marché, surtout que le taux d’inflation est resté au niveau de 6,8%, au cours du mois de juin 2019 et que les prix de certaines denrées connaissent une hausse sans précédent, alors qu’elles sont des produits de saison.


Par ailleurs, la recherche de remède contre l’insuffisance de liquidités et du coût du refinancement peut être à travers l’augmentation du taux des bénéficies sur l’épargne qui reste encore timide au niveau de 5%, depuis janvier 2018, et la recherche par les banques de nouveaux mécanismes pour attirer les épargnants.


L’Observatoire des services financiers appelle, par ailleurs, à la mise en place d’une stratégie claire pour consolider l'inclusion financière.