Retrait du carnaval belge d’Alost du Patrimoine immatériel de l’UNESCO

Le carnaval belge d’Alost retiré du Patrimoine immatériel de l’UNESCO…

Le carnaval belge d’Alost retiré du Patrimoine immatériel de l’UNESCO…
La décision était sans appel. Le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, réuni à Bogota du 9 au 14 décembre 2019, a décidé de retirer le carnaval belge d’Alost de la liste.

Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco a, ainsi, mis fin à la polémique suscitée depuis des mois par le carnaval belge, accusé d’antisémitisme. Une décision qui a été précédée par l’inscription de l’art Gnaoua dans le patrimoine immatériel de l’UNESCO. Un art dont le principal ambassadeur n’est autre que le père de la directrice générale, le conseiller du roi Mohammed VI, André Azoulay.

Avec une histoire de plus de 600 ans le carnaval d’Alost est l’un des plus populaires en Flandre. Selon le bourgmestre de la ville, le festival  revendique le droit de ‘’se moquer de tout’’. On se moque de l’Eglise, des rois, des juifs, de la politique internationale, des musulmans. C’est la liberté d’expression dans sa plus large interprétation, avait affirmé le Bourgmestre fin octobre à l’AFP.

Il y a dix jours ce dernier avait pris l’Unesco de court, alors qu’il n’est pas maître de la décision, en annonçant dans la presse le retrait du carnaval de la liste du patrimoine immatériel.
Inscrit patrimoine culturel de l’Unesco en 2010, le carnaval d’Alost qui se déroulait en Flandre, était dans le collimateur de l’Unesco depuis sa dernière édition en mars.

La présence dans le défilé d’un char caricaturant des juifs orthodoxes aux nez crochus, assis sur des sacs d’or, avait indigné les représentants de la communauté juive de Belgique (environ 40.000 personnes).

Les membres du Comité ont donc décidé ce vendredi 13 décembre de passer à l’acte et enregistrer le premier retrait de la liste du patrimoine culturel immatériel de l’histoire de l’organisation Onusienne.

L’Unesco classe depuis une convention de 1972 les plus beaux sites du monde, mais a désormais aussi autorité pour protéger le ‘’patrimoine immatériel culturel de l’humanité’’, aux termes d’une convention signée en 2003.