“I’m thinking of ending things”, le fracassant retour de Charlie Kaufman

“I’m thinking of ending things”, le fracassant retour de Charlie Kaufman

“I’m thinking of ending things”, le fracassant retour de Charlie Kaufman
Le scénariste et réalisateur américain, Charlie Kaufman, revient après près de 5 ans d’absence avec un nouveau chef-d’œuvre « I’m thinking of ending things », adapté du roman de Iain Reid. Le film disponible depuis le vendredi 4 septembre, sur Netflix et en streaming, ne laisse pas indifférent.

Après Spike Lee avec « Da 5 bloods », ou encore Martin Scorsesse avec « The Irishman », Netflix s’offre cette fois-ci Charlie Kaufman, un réalisateur connu pour son style métaphysique et existentiel, sombre et comique, au point de qualifier ses films de «Kaufman-esque».
Comme à son habitude, Charlie Kaufman nous peint une œuvre abstraite mais pourtant réaliste. En 2h14, le réalisateur nous offre une immersion au plus profond d’une psyché tourmentée. 
Il met en scène Jessie Buckley qui se glisse dans le personnage complexe d’une héroïne, qui est à la fois poète, peintre, mais également physicienne ou encore serveuse et dont l’identité porte à confusion, passant de Lucy à Louisa, puis à Amy ou peut-être Cindy, son prénom nous échappe, un peu comme à la Fight Club. A son bras, on retrouve l’acteur Jesse Plenoms, jouant le rôle de Jake, son petit ami. Le jeune couple décide de faire un road trip pour atterrir chez les parents de Jake pour le dîner, qui seront joués par Toni Colette, Suzie la maman, et David Thelwis, Dean le papa. 
Maintenant que les présentations sont faites, on se demande très rapidement autour de quel sujet le film va tourner ?
Aux premiers abords, et avec des allures de fausse rom-com, le film semble simple, mais (sans spoiler), ce long métrage est une énigme presque à la David Lynch, accompagné d’un monologue intérieur et des flots de pensées de la protagoniste, pleine de doutes et de réminiscences. 
Tout au long du film, avec une mise en scène théâtrale, des dialogues absorbants, et une atmosphère glaciale mais réconfortante, « I’m thinking of ending things » se dit-elle, à plusieurs reprises.
Pour les adeptes de Kaufman, on retrouve dans ce long métrage, un fragment de chaque film de la cinématographie du réalisateur. Passant de « Eternal Sunshine of a spotless mind » à « Synedoch New York » ou encore « Anomalisa » et « Being John Malkovich », « I’m thinking of ending things » nous procure ce même sentiment oppressant et chaotique qui nous saisit à chaque scène.
Etranges et déroutants, les œuvres du réalisateur traitent pourtant des sujets complètement terre à terre où chaque spectateur peut se retrouver tels que l’amour, la solitude, la remise en question et l’existentialisme, mais toujours insidieusement évoqués et traités.
Un film original et passionnant à l’instar de son réalisateur.

https://youtu.be/cDTg62vsV4U