Deux films de Leyla Bouzid sélectionnés au BFI

Deux films de Leyla Bouzid sélectionnés au BFI

Deux films de Leyla Bouzid sélectionnés au BFI
Les films « Une histoire d'amour et de désir » et « A peine j’ouvre les yeux » écrits et réalisés par la réalisatrice Tunisienne Leyla Bouzid ont été sélectionnés dans la section « Love Strand » de la 65ème édition du Festival du Film de Londres (BFI London Film Festival) qui se tiendra du 06 au 17 octobre 2021.

 

Ce prestigieux festival qui accueille chaque année la Capitale britannique, Londres, est organisé par le British Film Institute. Le Festival du Film de Londres qui renoue avec son public, aura lieu, en partie, en version hybride. Une sélection de films en première sera disponible en ligne sur la plateforme BFI player.

La plupart des projections sont prévues dans les salles de cinémas londoniennes ainsi que dans toutes les salles partenaires à travers le Royaume-Uni. Le line-up compley révélé au cours de cette semaine comprend 159 films du monde entier dont 21 en avant-première mondiale.

Neuf films arabes sont sélectionnés dans les différentes sections du BFI London Film Festival, a annoncé l'Arab Cinema Center (ACC). La plupart des réalisateurs arabes sélectionnés sont les auteurs de leurs films qui sont des coproductions entre plusieurs pays.

« The Alleys » du Jordanien Bassel Ghandour et « Costa Brava » de la Libanaise Mounia Akl, figurent dans la section First feature competition de la Compétition officielle.

  • « Little Palestine,Diary of a siege » du syro-palestinien Abdallah Al-Khatib (DEBATE collection),
  • « Memory Box » des Libanais Joana Hadjithomas et Khalil Joreige (DARE collection),
  • « The Sea Ahead » du libanais Ely Dagher (JOURNEY collection),
  • « Omar Amiralay - Sorrow, Time and Silence » de la Syrienne Hala Alabdalla (CREATE collection),
  • « What we don't know about Mariam » de l'Egyptien Morad Mostafa (SHORTS collection).

Le film tunisien figure dans la même section, (LOVE Strand), avec « The Gravedigger's Wife » du Somalo-finlandais Khadar Ayderus Ahmed.

« Une histoire d'amour et de désir » est une production française de Blue Monday Productions et ARTE France Cinéma avec le soutien du Centre National du cinéma et de l'image animée (CNC, France).

Cette fiction (103') en français et en arabe, est le second long-métrage de la réalisatrice franco-tunisienne, après « A Peine J'ouvre les Yeux » (2015).

Cette fiction s'est distinguée fin août au Festival du film francophone d'Angoulême en remportant le Valois de diamant du meilleur film et le Valois du meilleur acteur pour Sami Oitalbali. Elle figurait parmi une sélection de 10 œuvres dans la Compétition officielle de la 14e édition de ce Festival français organisé 24 au 29 août dans la ville d'Angoulême.

Son avant-première a eu lieu dans le cadre de la 60ème Semaine de la Critique, section parallèle du Festival de Cannes (6- 17 juillet 2021). A Cannes, le film est présenté hors compétition dans la section Séances spéciales à laquelle figure 6 films français en première mondiale.

« Une histoire d’amour et de désir » retrace l’histoire d’Ahmed un français d'origine algérienne. Il a grandi en banlieue parisienne. Sur les bancs de la fac, il rencontre Farah, une jeune Tunisienne pleine d'énergie fraîchement débarquée de Tunis. Tout en découvrant un corpus de littérature arabe sensuelle et érotique dont il ne soupçonnait pas l'existence, Ahmed tombe très amoureux de cette fille, et bien que littéralement submergé par le désir, il va tenter d'y résister.

« A Peine J'ouvre les Yeux » nous replonge en 2010, à Tunis. Farah, jeune fille pétillante, fait partie de la jeunesse tunisienne branchée qui fait la fête dans les cafés, boit de la bière, fume, découvre l'amour et se passionne pour la musique. Chanteuse dans un groupe arabo-rock, elle dénonce, dans des textes engagés, le désespoir de la jeunesse et la misère du pays. Ses chansons déplaisent aux hommes, aux conservateurs, et finissent par attirer l'attention des autorités.