Les ingrats sont parmi nous…

Les ingrats sont parmi nous…

Les réseaux sociaux grouillent depuis quelques jours de propos partagés entre ceux qui sont pour ou contre Bourguiba. Un vieux débat, stérile et inutile, qui a commencé au lendemain de la révolution, qui ne fait pas avancer le pays et ne résout aucun problème…


Mieux que tous les mots, quelques chiffres répondront aux détracteurs de ce grand homme. Avant l'indépendance, le taux de scolarité était de 10 % et grâce à Bourguiba, ce taux est passé à 80 %, ce qui est exceptionnel dans le monde arabe.

Selon le journaliste égyptien Hassanine Heikel, ‘’lorsque Bourguiba a quitté le pouvoir en 1987, il y avait 5780 écoles, facultés et instituts pour huit millions d’habitants. A titre de comparaison, l’Egypte ne comptait que 5670 écoles pour soixante millions d’habitants’’!

Une opinion qui résume bien la situation et qui devrait fermer le bec de ceux qui ne cessent de dénigrer ce personnage charismatique, qui a ébloui le monde en son temps. Souvenez-vous juste de ses prises de positions contre les Nazis qui ont tenté de le convaincre de se joindre à eux. Il faut aussi rappeler ses propositions réalistes et très en avance concernant le drame des palestiniens.

Aujourd’hui, les énergumènes qui se permettent de critiquer Bourguiba ne seraient même pas capables de déchiffrer un texte ou de faire un commentaire sur les réseaux sociaux s’ils n’avaient pas bénéficié des écoles qu’il a créées avec les moyens du bord, en s’aidant d’hommes et de femmes qui ont cru à son combat et qui ont relevé ce défi unique à l’échelle internationale : faire passer tout un peuple du moyen âge à la modernité en quelques décennies...

Car pendant que les autres pays arabes ou africains achetaient des armes qui ne leurs servaient qu’à alimenter des guerres fratricides, lui a bâti une nation de médecins, d’ingénieurs, de cadres mondialement reconnus.

Les reproches que ces excités font au libérateur de la Tunisie peuvent être expliqués par le fait que cet homme avait un pays à construire sur des bases modernes et qu’il n’avait pas le temps de s’occuper des petites querelles de certains gauchistes imbus de théories fumeuses.

D’ailleurs l’Histoire a donné raison à ce leader puisque toutes les idées de gauche ont été abandonnées par les régimes de l’époque et elles ne subsistent que dans un seul pays, qui est une caricature immonde de ce que les idées de gauche peuvent produire.

Une question se pose alors : pourquoi les détracteurs de Bourguiba ne dénoncent pas ceux qui ont jeté de l’acide sur le visage de pauvres innocents ? Pourquoi se taisent-ils quand des citoyens de Siliana sont canardés comme des moineaux ? Et qu’ont-ils à dire à propos de ceux qui ont brûlé l'ambassade des États-Unis à Tunis, ceux qui ont envoyé des milliers de jeunes en Syrie se faire massacrer et des centaines de jeunes filles pratiquer une forme de prostitution bizarre, au nom d’une vision absurde de la religion musulmane ?

Dénigrer est facile, mais ce que l’on demande aujourd’hui aux tunisiens c’est de travailler afin de sauver leur pays de sa situation économique précaire.

Tout le reste n’est que populisme et propos inutiles…