Et maintenant que va-t-on faire ???

Et maintenant que va-t-on faire ???

Ainsi donc on  va nous ridiculiser aux yeux du monde en maintenant l’un des vainqueurs du premier tour des élections présidentielles en prison et en offrant la possibilité à l’autre de s’exprimer comme il veut, en public, dans les médias et sur les réseaux sociaux ! Et ils osent appeler cela égalité des chances, équité, justice…


En effet, suite au rejet par la chambre d'accusation de la Cour d'appel de Tunis de la demande de libération de Nabil Karoui, candidat au second tour de l'élection présidentielle, plusieurs scénarios se profilent à l’horizon, qui risquent de faire sombrer la Tunisie dans l'inconnu, dans l’absurde.

Le pouvoir judiciaire se retrouve directement opposé à la volonté populaire, d’autant plus que Nabil Karoui n’est pas en prison pour purger une condamnation définitive, mais sous un mandat de dépôt. La commission électorale se retrouve ainsi dans une grande gêne en tant qu'organe constitutionnel indépendant, chargé de l'ensemble du processus électoral. Elle ne peut rien faire pour que Nabil Karoui puisse jouir de ses droits de candidat à l'élection présidentielle. Une situation qui va entacher l'intégrité et la crédibilité des élections.

De nombreuses organisations, notamment l'UGTT, l’UTICA, l'Association des avocats, la Ligue des Droits de l'Homme, en plus des organisations de la société civile, ont tous demandé la libération de Nabil Karoui, en vain. Même le président de la République, Mohamed Ennacer s’est efforcé de résoudre cet imbroglio dans le respect de la Constitution et des institutions, sans résultat.

Malgré tout cela, l’espoir de sortir de cette impasse s’est affaibli et aucune solution ne semble se dégager… L’une des solutions ultimes si on veut vraiment sauver le pays, consisterait à ce que le président de la république prenne la décision, conformément à la Constitution, d’autoriser le recours à l'article 80, qui dispose, en cas de menace imminente pour l'intégrité du pays, sa sécurité et son indépendance, empêcher le fonctionnement normal de l'État des mesures requises.

C’est un scénario possible s’il y a une volonté sincère d’éviter que le pays glisse dans l’inconnu où certains voudraient le faire sombrer. Cela mettrait également un terme à tous ceux qui veulent utiliser le pouvoir judiciaire pour servir leurs intérêts et s’assurer le résultat des élections...

Les ennemis de la démocratie font tout pour que les élections présidentielles n'aient pas lieu dans un proche avenir. Leur objectif est d’abord d’obtenir la majorité au parlement, ce qui n'est pas impossible en s'associant avec certains qui sont prêts à tout, pour accéder au pouvoir.

Ils pourront alors accaparer les ministères les plus importants, nettoyer la police et l'armée des éléments qui leurs ont hostiles et se débarrasser de tous leurs adversaires sous prétexte de lutte contre le terrorisme ou la corruption, au choix ! C’est un scénario possible quand on connait le machiavélisme de cette secte et de son gourou. Et alors là, vous pouvez dire Adieu à cette démocratie naissante que les tunisiens soutiennent et font grandir depuis 2011. Sans une prise de conscience rapide et immédiate, ce pays est fichu et tous les extrémistes y feront régner leur vision extrémiste de la religion et de la morale.

De quoi vous saper le moral !