Devoir conjugal…

Devoir conjugal…

'' Quand je vois un couple dans la rue, je change de trottoir '' Léo Ferré
 

La saison des mariages a déjà démarré. L’occasion d’évoquer ce sujet délicat et si compliqué : la vie de couple chez nous, avec ses hauts et ses bas, ses soubresauts quotidiens…
 


Ce que l’on constate depuis quelques années, c’est que les couples mariés semblent s’user beaucoup plus vite que jadis. Les relations des couples modernes ressemblent de plus en plus à ces produits laitiers dont la date limite de consommation est courte et qui deviennent impropres à la consommation assez rapidement. La durée de vie d’un couple d’aujourd’hui est dix fois moins longue que celle de nos parents et de nos aïeuls.

Les rapports des couples se détériorent ainsi en quelques mois, pour des raisons inattendues, burlesques même.
L’exemple le plus récent c’est le cas de deux jeunes candidats à la vie commune qui se sont juré fidélité l’été dernier et qui se retrouvent aujourd’hui dans une impasse. Plus d’amour, ni de tendresse, pas de dialogue et encore moins d’entente cordiale parce qu’ils ont découvert qu’ils étaient incompatibles sur tous les plans : intellectuel, physique, sentimental...


Pourtant ils continuent à vivre ensemble, à se supporter. J’ai posé la question qui fâche, celle qui dérange : pourquoi rester ensemble dans ce cas ? Et ils m’ont répondu qu’ils restaient ensemble pour des raisons de commodité, d’intérêts matériels…
C’est ce que l’on appelle faire chambre commune… et rêves à part !


Autre histoire de couple : elle l’a épousé parce qu’il était assez riche alors qu’elle vient d’un milieu modeste. Son seul capital c’est sa beauté et sa jeunesse, en plus d’un léger vernis de culture et beaucoup d’ambition. Elle a ainsi réussi à l’embobiner et à l’amener devant monsieur le maire pour prononcer le fatidique '' Oui ''.


Depuis, lorsqu’il veut avoir avec elle des relations légitimes de couple marié, elle s’arrange pour lui faire un chantage incroyable : '' si tu me veux, tu commences par m’acheter telle robe, tel sac, en plus du restaurant le samedi soir… '' Cela parait irréel, mais c’est la jeune femme elle-même qui me l’a raconté ! Certains diront que c’est de la prostitution légale, mais pour elle c’est une revanche sur la vie, sur la pauvreté...


Restons avec les couples : l’amour est la plus belle chose au monde et le faire avec la personne que l’on aime est un plaisir inégalable… Mais ne voilà-t-il pas que ce beau sentiment, cette si agréable sensation prend un qualificatif qui vous donne envie de vous enfuir, puisque, dans le cadre du mariage, cela s’appelle le '' devoir conjugal ''…


Sous cette dénomination, tout le charme s’évapore et s’envole, pour ne laisser que des textes de lois, des devoirs et des droits, des contrats et des obligations. Or l’amour est liberté, tendresse, spontanéité. Il ne doit pas être enfermé dans des codes, sinon il dépérit et se fane.


Décidément, les célibataires sont des gens heureux… Lorsqu’on entend des histoires comme ça, on se dit que rester célibataire devrait être obligatoire…