Braquages, vols,violence : jusqu’à quand ?  

Braquages, vols,violence : jusqu’à quand ?  

Pas un jour ne passe sans que de nouvelles violences ne soient rapportées par nos médias : braquages dans les rues et même à domicile, coups de couteaux mortels, vols à main armée, hold-up, crimes odieux… C’est à croire que la Tunisie s’est transformée en Chicago des années trente !
 

 


Une violence aveugle qui choque les tunisiens car ils peuvent en être victimes à n’importe quel moment du jour et de la nuit, même dans les quartiers réputés tranquilles. La plupart des familles comptent au moins un membre de leur famille qui a été victime de violence et de vol.
Le plus inquiétant, c’est que toutes sortes de délinquants et de trafiquants ont pris le pouvoir dans les rues, encouragés par l'absence d'un Etat fort et par une impunité aussi troublante, que difficile à comprendre. Il semble que les criminels n’ont plus peur de la prison et du châtiment. Certains assurent même qu’ils ne risquent rien, car ils sont sous la protection de mystérieux hommes de pouvoir, qui peuvent les libérer en quelques heures.


Les délinquants les plus dangereux ont un profil identique : ils sont généralement chômeurs, sans formation aucune, multirécidivistes et souvent sans attaches familiales ou en rupture avec la société. Le problème c’est que ces énergumènes sont en train de devenir incontrôlables, agissant sans retenue contre des citoyens sans défense. A tel point que les autorités semblent dépassées par ce phénomène, ce qui a pour résultat plus de violence et de crimes abjects.


Les forces de l’ordre semblent depuis un certain temps dépassées par tant de violence et il arrive que certains policiers venus résoudre un problème soient eux-mêmes victimes de ces malfrats. On ne dit pas assez, mais ces voyous sont souvent sous l’influence des drogues dures ou de ces comprimés volés dans les pharmacies ou détournés des hôpitaux.


Il y a quelques mois, des chiffres impossibles à vérifier, attribués à la direction de la médecine scolaire, relevant du ministère de la santé, affirmaient qu’au moins un élève sur deux dans les collèges tunisiens s’est adonné à de la drogue dès son plus jeune âge. Régulièrement, on entend parler de saisie de quantités de drogues plus ou moins dures, ce qui montre que ce fléau est en train d’envahir notre société, ce qui dramatique à long terme…


Cette violence sans précédent se retrouve même au sein des familles, avec de nombreux crimes qui rivalisent en horreur et en atrocité, contre les proches et contre les parents directs, que l’on est censé aimer et respecter. Les parricides, l’inceste, les meurtres crapuleux sont devenus nombreux, trop nombreux pour un pays qui a un sens développé des relations familiales.


La sécurité est un droit et le tunisien a l’impression de vivre dans un pays où ce droit n’est plus acquis. Souvenez-vous du slogan de l’ère Ben Ali : Tounès El Amnwel Amen qui avait permis à son régime de se maintenir au pouvoir si longtemps. Aujourd’hui de nombreux tunisiens sont nostalgiques de cette période malgré tous ses inconvénients.


Gandhi disait : Là où il n'y a le choix qu'entre lâcheté et violence, je conseillerai la violence.  Il ne faudrait pas que notre pays aboutisse à cet extrême, avec ses tristement célèbres ligues d’autodéfense…