Un projet égalité homme-femme, dans plusieurs régions

Un projet égalité homme-femme, dans plusieurs régions

"Égalité entre l'homme et la femme dans les pouvoirs locaux" est le projet annoncé par le président de l'association "Lam echaml" Moncef Ben Slimane, dans les gouvernorats de Béja, Gafsa, Médenine, Siliana, Kasserine, Tataouine, Zaghouan, Tozeur et Kébili.

En effet, ce projet vise à profiter des élections municipales pour mobiliser le maximum d'acteurs, hommes et femmes, et pouvoir réaliser l'égalité entre les deux sexes dans les institutions du pouvoir local.

Réalisé en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la démocratie, l'Union nationale de la femme tunisienne, l'académie de la femme européenne, le centre de Tunis pour la liberté de la presse, ce projet s'étend sur une période de deux ans et touchera les régions les plus marginalisées, d'après Moncef Ben Slimane.

Des sessions de formation destinées à la société civile, aux administrations municipales, aux députés locaux et aux médias seront organisées dans le cadre de ce projet pour les impliquer dans la protection des acquis de la femme.

Elections municipales et égalité homme-femme

Ben Slimane a également signalé que des projets pilotes d'égalité hommes femmes seront réalisés dans les municipalités des neuf gouvernorats concernés.

"Après deux ans, ce projet devra contribuer à l'instauration d'une bonne gouvernance locale basée sur le respect des droits des femmes à travers la création de projets qui valorisent le rôle de la femme dans le développement local et dans l'espace public", a-t-il dit.

De son côté, Mohamed Maali, membre du bureau exécutif du centre de Tunis pour la liberté de la presse a souligné que ce projet permettra de contrôler le respect des pouvoirs locaux du principe de l'égalité entre les deux sexes à travers le suivi de leurs activités post-électorales.

Maali a indiqué que les droits de la femme en Tunisie sont aujourd'hui protégés par un arsenal juridique qui renforce son rôle et sa position dans la société sauf que ces droits doivent, selon lui, être traduits en actes réels et concrets et c'est l'objectif du projet.

Pour sa part, Radhia Jerbi, présidente de l'union nationale de la femme tunisienne a indiqué que la femme dans les neuf régions sélectionnées par le projet souffre encore de marginalisation et d'exclusion à tous les niveaux.

"L'UNFT œuvrera, dans le cadre de ce projet, à inciter les femmes à participer à la vie publique et à créer des projets au profit de certaines d'entre elles.