Le PDL met en question le rapport de la COLIBE

Le PDL met en question le rapport de la COLIBE

Le parti destourien libre (PDL) a souligné, dimanche 19 août 2018, son rejet de la proposition contenue dans le rapport de la commission des libertés individuelles et de l’égalités (COLIBE)concernant la garantie du droit de l’enfant naturel à l’héritage estimant que c’est une proposition qui pourrait porter atteinte à l’institution de la famille formée par la loi et pourrait légitimer la polygamie.

Dans un communiqué publié dimanche, le parti destourien libre affirme également son rejet de la proposition relative à l’allègement des sanctions infligées aux homosexuels estimant que l’adoption d’un tel comportement sexuel n’est pas une question de respect de la liberté individuelle autant qu’il constitue une menace à la composition de la famille et à l’équilibre social.

En outre, le parti destourien libre rappelle son refus catégorique de la proposition relative à l’annulation du droit automatique de l’épouse aux aliments après le divorce puisque le rapport propose de l’annuler si elle a un revenu.

Le PDL estime que cette proposition est une renonciation aux acquis de la femme tels que mentionnés dans le code du statut personnel et considère que l’annulation du droit automatique des aliments ne tient pas compte de l’écart entre l’homme et la femme dans l’autonomisation économique.

Par ailleurs, le PDL appelle toutes les parties qui se sont mobilisées pour critiquer sa position par rapport à ces propositions à lui présenter les arguments rationnels et à éviter de condamner la liberté d’expression.

Le PDL considère que la composition de la COLIBE n’a pas été représentative de toutes les fractions politiques et idéologiques et n’a pas tenu compte lors de l’élaboration du rapport des positions et avis de toutes les composantes de la société civile et des représentants des partis politiques.

A noter que le rapport de la COLIBE a été publié le 12 juin dernier et a comporté plusieurs propositions visant l’amendement de la législation tunisienne afin qu’elle soit adaptée aux dispositions de la constitution de 2014 et aux évolutions sociales.

L’égalité totale dans l’héritage entre l’homme et la femme d’une part et entre les enfants légitimes et naturels d’autre part ainsi que l’égalité dans l’attribution de la nationalité et le choix du nom de famille outre l’annulation de la peine de mort et l’incrimination de l’appel au suicide sont parmi les recommandations de la COLIBE.