Ennahdha ne votera pas de texte contraire à la Constitution ou à la sensibilité religieuse, selon son porte-parole

Ennahdha ne votera pas de texte contraire à la Constitution ou à la sensibilité religieuse, selon son porte-parole

‘’Il est hors de question que le mouvement Ennahdha vote un texte de loi contraire à la Constitution, qui porterait atteinte à l’identité du peuple tunisien ou qui heurterait la sensibilté religieuse’’.

Ce propos a été tenu mardi par le mouvement Ennahdha, Imed Khmiri qui a affirmé dans des déclarations de presse que son parti ‘’restera fidèle à ses électeurs et s’en tient au programme électoral pour lequel ses députés ont été élus aux élections législatives de 2014.

Pour autant, Imed Khmiri a indiqué que, pour Ennahdha, l’initiative en faveur de l’égalité successorale entre hommes et femmes constituera le point de départ d’un débat réclamé par le mouvement pour rapprocher les vues à ce sujet.

S’agissant de la lettre adressée par le mouvement Ennahdha au président de la République pour expliciter sa position concernant le rapport de la commission des libertés et de l’égalité, Khmiri a indiqué que le mouvement y rappelle le rôle du président de la République en tant que garant de ‘’la Constitution d’un Etat civil d’un peuple musulman’’.

Imed Khemiri a d’autre part estimé que ‘’la Commission des libertés individuelles et de l’égalité n’était pas équilibrée dans sa composition, tout comme elle n’avait pas été confrontée à des opinions différentes ‘’.

Dans le message qu’il avait adressé au chef de l’Etat, le Mouvement Ennahdha a émis des réserves au sujet de certains points du rapport de la Colibe dont notamment la question de l’égalité successorale.

‘’ Une fois le projet de loi sur l’égalité successorale soumis au parlement, le Mouvement va discuter cette question avec responsabilité et dans le respect des constantes du parti’’, a encore dit Khmiri.

Dans son discours de lundi à l’occasion de la fête de la femme, le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a proposé la consécration de l’égalité successorale, à travers l’institution d’une loi garantissant l'égalité dans l'héritage et de réviser le Code du statut personnel (CSP) pour qu'il soit adapté à l'évolution de la société et à la législation en vigueur conformément aux dispositions de la Constitution de la deuxième République.

Selon Caïd Essebsi, le principe serait d'appliquer l'égalité dans l'héritage tout en donnant la possibilité de choisir l'application de la chariaa.

Le projet de loi sur l'égalité dans l'héritage sera soumis au parlement au démarrage de la prochaine session parlementaire.