Bientôt, le procès de l’assassinat de Rafik Hariri 

Bientôt, le procès de l’assassinat de Rafik Hariri 

Plus de 13 ans après l'attentat de Beyrouth qui avait fait 21 morts dont l'ex Premier ministre libanais, Rafik Hariri, le procès des suspects entre dans sa phase finale.

Le vide du banc des accusés aura l'effet d'un silence assourdissant, pendant deux semaines, au tribunal des Nations unies créé pour juger les responsables de la mort en 2005 de l'ancien Premier ministre libanais, Rafik Hariri.

Saad Hariri, son fils et actuel Premier ministre libanais, fera le déplacement à La Haye où siège le TSL, selon une information de son cabinet.

Quelque 226 personnes ont également été blessées dans l'assassinat, d'abord attribué aux généraux libanais prosyriens. L'attentat a suscité ensuite de vives réactions, entraînant le retrait des troupes syriennes après près de 30 ans de présence sur le sol libanais.

Malgré les mandats d'arrêt délivrés par le TSL, le Hezbollah, qui a rejeté toute paternité de l'assassinat, a exclu de livrer les accusés. Ils seront donc jugés par défaut, sans même avoir été en contact avec leurs avocats.

Entré en service en 2009 dans la banlieue de La Haye, le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) est devenu, par défaut, le premier tribunal pénal international qui permet l'organisation d'un procès en l'absence de l'accusé, représenté par un avocat.