
Cinq bonnes raisons pour lesquelles le championnat d’Europe des nations ne pourra jamais égaler son homologue africain. La première raison tient au fait que l’Euro ne peut se prévaloir de la qualité d’accueil proposé lors de la CAN. Transmis aux togolais accueillis avec toute la chaleur requise, celle des balles qui sifflent aux oreilles. La deuxième raison est en rapport avec la cherté des droits de retransmission télé des matchs de l’Euro en comparaison avec leur quasi gratuité lors de la CAN (tout est dans le « quasi »). Les maghrébins et les égyptiens apprécieront, eux qui n’ont dû le visionnement des matchs de leurs équipes respectives qu’à la « magnanimité » des proprios de la chaîne détentrice des droits. La troisième raison tient au fait qu’à l’Euro, on ne peut prévoir que la météo du jour de la finale, alors qu’à la CAN le champ des prévisions est plus vaste et plus fiable. On sait, par exemple, que la CAN est un championnat très relevé, très disputé mais dont l’issue est invariablement favorable à l’Egypte. C’est écrit, diront les marabouts africains. La quatrième raison est à chercher du côté de l’organisation de l’événement. Toujours sans faille à l’Euro, elle est traversée par une ligne de faille à la CAN. A titre d’exemple, les journalistes de l’Euro s’ennuient ferme tant leur emploi du temps est réglé comme du papier à musique, ce dont ne peuvent se prévaloir les journalistes de la CAN dont le quotidien est un long fleuve en crue, que dis-je un safari. La cinquième raison m’échappe pour l’instant, mais qu’importe pour peu que cela fasse sérieux l’argumentaire ! Après tout, les cinq doigts de Fatma sont bien quatre. Ainsi va la CAN, qui s’eurotise à vue d’œil au grand bonheur ou dam, c’est selon, des autochtones. Et si vous avez aimé Angola 2010, vous allez sûrement adorer Gabon/Guinée équatoriale 2012. Fin de Tam-tam. Lyes Annabi